‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 126 sur 198 · RETOUR · texte numérisé non relu

RETOUR

A l'ombre des bosquets aux feuillages divers

Le corps est étendu dans un Unceul de soie, .

£t le sang généreux va nourrir avec joie

Les fleurs qu'on voit jaillir des tombeaux entr'ouverls.

Mais l'àme a pris son vol par delà les flots verts. Elle a fui l'horizon où la terre est en proie Au dévorant amour de l'été qui flamboie, Pour le lointain pays des éternels hivers.

Ce qu'elle va chercher, ce sont des landes sombres Oiï l'implacable mer, sous des nuages lourds, Se brise en gémissant à d'étranges décombres ;

C'est un étroit V6tllon aux bizarres détours,

El sous un toit obscur et chancelant, deux ombres

Qui regardent le ciel en attendant toujours.

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