‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 127 sur 198 · ON CHANTE · texte numérisé non relu

ON CHANTE

A rheure où le soleil teint de pourpre les nues. Au bord des flots vermeils nous irons nous asseoir, Et nous répéterons les chansons ingénues Que Tenfant attardé jette à Fécho du soir.

Nous fêterons l'Amour libre, les Nymphes nues. Ce que tous ont cherché, ce que nul n'a pu voir, Et nous enlacerons des strophes inconnues Avec des rimes d'or plus riches que l'espoir.

souvenirs éteints ! ô faible cœur des hommes I Dormons-nous ? veillons-nous? Oublieux que nous sommes, Nous aimons, nous rêvons, et je chante, et tu ris,

Nous qui vîmes jadis, les yeux brûlés de larmes, Quand le sort en nos mains brisait toutes nos armes, Le Germain triomphant aux portes de Paris !

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