‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 128 sur 198 · FRANCIS MELVIL. 18Ô · texte numérisé non relu

FRANCIS MELVIL. 18Ô

La nuit vient. Il est seul. Dans un cadre vulgaire, Un reflet égaré sur le morne lambris Effleure le portrait d'un brave à cheveux gris, Tué jadis à Metz pendant la grande guerre.

L'enfant sourit au mort et se sent raffermi.

Il songe à l'avenir, et son rêve Tentralne Vers sa ville tombée aux mains de l'ennemi ;

Dans le ciel une étoile a lui, chaste et sereine, Et le petit soldat, qui s'endort à demi, Murmure une prière à Jeanne la Lorraine.

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