‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 130 sur 198 · JUSQU'AU JOUR · texte numérisé non relu

JUSQU'AU JOUR

Taisons-nous. Les vainqueurs ont droit d'être charmants, De chanter le plaisir, le vin, les dieux sublimes, Les fièvres du combat, Tivresse des abîmes, L'effroyable beauté des villages fumants.

Laissons ces gais refrains aux bardes allemands ; Qu'ils célèbrent en paix leurs exploits ou leurs crimes : Il est doux de penser qu'ils accouplent des rimes Jusqu'au matin fatal des épouvantements.

Nous, notre rôle, c'est d'aiguiser nos épées. De songer à toute heure aux grandes épopées Qu'écrit en traits de feu le glaive souverain,

Et, devançant le jour des revanches prochaines, D'étreindre, l'œil fixé sur la brèche du Rhin, L'implacable étendard des éternelles haines !

VICOMTE nu MKS.ML

IL est un mol naïf qui charme lUitre oreiUii, I'd mat que veuh.^iit dire et re[><JLise t^t Teipoiix, Ei le firre à son frère, et ta lurre t[m veille Auprès de !^oii enfant... Ce mut si dou.v, c'est IiioiiB !

II serul»le faire éclorei eu l'a me qui s\'\eille, TtKii un monde d'amour il nnulvr Uieu jaloux; El le monarque alti<*r a cru faîir Tuerveille En l'adressant du h'ùne auv peuples ù genoux.

Le soldat le rtqiùte après chaque victoire;

Comme aussi les savants qui ma relient vers la gloire,

Ou les moîoes courljés sous la céleste loi. . .

Qu'elle est dure, mon DienI cette an.q'oisse suprême, Quand la mort a frappé sur tous clhïx tpu* l'on aime, Alors qu*ou reste sent.,, vï qu il faut dire : Mail

A CELLE QUE fAIME

COMME un bijou nacré brillent tes ongles roses, S^effilant sur la chair au reflet velouté.

Tes yeux, comme un miroir, reflètent toutes choses, Mais semblent accablés d'un poids de volupté.

Quand sur le divan bleu mollement tu reposes, J'aime, pour travailler, t'a voir à mon côté; Entre mes bengalis et mes bouquets de roses.

Tu règnes sans souci, blanche divinité!

Mais quoi! Les feux du jour ont rouvert ta paupière, Le soleil, t'inondant de ses flots de lumière, Glisse ses flèches d'or à travers le lampas;

Et tu marches vers moi, caressante et plaintive. Comme une jeune fée à la fois douce et vive. . . Tout beau! Tout beau, Minette? Et qu'on ne griffe pasi

ÉMILK MICIIELCT

VESPÈHAL

MKLAMioi.iQLîEMENT tomhe le stiij' ^rînitdinnt- : L\»f pAlr il 11 rdiicliant Ijaifrtu' U^s jirljn'K rnijx. Loinl^ùîir, une VHtprttr \\\\v [ri!îSSfr*s iin't ilt.*s (Ions Sur Igîs contours Ihats tlij teinte moiiotonr',

LenfiMiii'îit vci's li^ siïl I*' îsili^urr' tlesiuMid,

(Itïfiirue iiATc un rriîî-i'l ()t^ (jiijftri' U's C'irii\ vnstfS,

Oku me avec nu refus du la heur su lissa ni

De jeter sur les ci'is Ijuniciius ses voiles ehn^stes.

Jloi^ifuintles, les vni\\ tlans leur suprême anipleur, A unt s'cissoupir nv^'e l*in(U'te rdorf «les rAles, Luintain rappel rl'alians mïiuis |mr la douleui'* Kt (lu mots ehurlmtés au enju th^s iim[ue.*^ p<\]es.

Et sous lf^s plis rermês p^ji-iruit I(^ %a,Lnïe espoir D'uji !('îulemaiii nom eau, révéliilt-ur <run nu^ude. Dans TA me ti-iste hi deseeuds, ù eahm^ siurl Mélanctdîi[ue et duux conuru' un amnur de Monde.

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