‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 183 sur 198 · LES ROSES EFFEUILLÉES · texte numérisé non relu

LES ROSES EFFEUILLÉES

A mon ami Henri Droniou.

ON ne ramasse pas les roses effeuillées !

Qu'importe si le pied stupide d'un manant Les foule, ou si le vent les chasse maintenant! Ayant touché le sol, les roses sont souillées.

Souvent, oh ! trop souvent, mes regards effrayés Ont vu tomber la fleur divine de mes rêves ; Mais si j'ai pu pleurer mes illusions brèves. Je ne ramasse pas mes rêves effeuillés!

YVES DE TREBRESSAN

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