‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 19 sur 198 · AU POETE · texte numérisé non relu

AU POETE

POÈTE, enfant chéri de rétemelle Attique, Toi qui souffres le plus des humaines douleurs, Tu caches aux regards tes tourments et tes pleurs ; Tu fais de ton sanglot d'agonie un cantique.

Immortel primitif, dans ton âme ascétique Tu vois les songes bleus crouler sous les malheurs ; Et, le front haut, Tœil sec, superbe en tes pâleurs. Tu vas résolument, fier sous la dalmatique.

Si parfois tu connais louanges et parfums, N'as-tu pas le regret de grands amours défunte? Ton chemin n'est-il pas un chemin de calvaire ?

Cependant, flagellé du rire des passants, Tu chanteras toujours, ô sublime Trouvère, Ton invincible espoir des amours renaissants.

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