‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 25 sur 198 · LE BLE · texte numérisé non relu

LE BLE

A J.-M. de Heredia.

1' 'ombre emplissait les champs de ses vagues murmures, J Quand les fiers moissonneurs ont repris les chemins De la ferme, la tâche faite. Dans leurs mains Les faux en se heurtant avaient des bruits d'armures.

Lentement, les grands bœufs, couronnés de ramures, Avec Tair résigné de leurs yeux presque humains, ( )nt porté ce suprême espoir des lendemains : Le saint et glorieux fardeau des moissons mûres.

Or, ce matin, tandis qu'en un large tapis Les hommes ont jonché Taire de blonds épis, Le ciel comme une forge à Thorizon s'allume ;

Et bientôt, bondissant en un rythmique essor.

Le dur fléau, comme un lourd marteau sur l'enclume.

Frappe. Et le blé jaillit en étincelles d'or!

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