‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 24 sur 198 · PARADIS PERDU · texte numérisé non relu

PARADIS PERDU

Lorsqu'aux prières d'Eve Adam s'étaot rendu, Mit entre Éden et lui son crime pour barrii^re. Par l'ordre du Très-Haut, un ange àkt lumière Vint défendre le seuil de son glaive étendu.

Pourtant, la nuit, furtif, souvent rilornme éperdu, Plein de chers souvenirs, des pleurs sous la paupière, Sans espoir de pardon, revenait en rirrière Pour contempler encor son Paradis perdu!

Tel, devant le Jardin de nos jeunes années,

Nous montrant sans pitié toutes leurs Heurs fanées ^

Se tient le spectre en deuil de nos illusions,

Souvent aussi, malgré la fatale défense, Je reviens, l'œil rempli de fraîches visions. Regarder dans ma vie aux jours de mon enfance!,,.

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