‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 30 sur 198 · PRIÈRE A SAINT YVES · texte numérisé non relu

PRIÈRE A SAINT YVES

A l'occasion de la mort de Ma»" ik)uché, évéque de St-Brieuc et Tréguîer.

YVES, patron d'Arvor, qu'aux sphères éternelles Les anges radieux couvrent de leurs deux ailes', De ces nuages d'or, là-haut, où vous planez.

Voyez ici vos fils humblement prosternés.

Ce sont) tous, des Bretons dont la voix vous implore. Pour eux votre nom luit plus brillant que l'aurore : Par Torage et la foudre assaillis trop souvent. Brûlés par le soleil ou glacés par le vent ,

Comme petits enfants qui réclament leur père, Us se tournent vers vous du fond de leur misère. Soutenez leur faiblesse, éclairez leur chemin, Sur leur tête étendez votre puissante main.

Ah! n'abandonnez pas notre pauvre Bretagne A tant de loups maudits qui pillent sa campagne! Gardez-lui ses trésors : la foi dans tous les cœurs, Son idiome d'or, sa franchise, ses mœurs.

Immortel avocat de la race bretonne,

Vous en qui Tréguier voit sa palme et sa couronne,

Couvrant d'or et de fleurs votre chef précieux.

Pour vos enfants, parlez! plaidez leur cause aux cieux.

1. Imité de Brizeux, dans la Pinère des laboureurs : « Saint de notre pays, qu'aux sphères éternelles... » Non seulement on a employé ou adapté ici plusieurs vers de ce grand poète, mais on a surtout tenté de suivre l'inspiration de cette pièce et d'en reproduire le mouvement.

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