Vers de Brizeux
El près de vous, là-haut, placez dans votre gloire Celui que nous pleurons, dont la noble mémoire Chez les Bretons, toujours vivante, restera : Car c'était un Breton fidèle, celui-là;
Breton des jours anciens, or pur, granit et flamme! \ la gloire d'Arvor dévoué corps et àme ; I Aêque à son troupeau prodiguant tout son cœur, Mourant pour le servir comme le bon Pasteur.
Il aimait nos vieux saints, les saints de nos ancêtres; 11 combattait pour eux, pour Dieu, contre les traîtres. Grand saint, il vous a fait un tombeau triomphant : Sa place est près de vous, dans le ciel rayonnant !
Yves, patron d'Arvor, qu aux sphères éternelles Les anges radieux couvrent de leurs deux ailes, Cloire à vous ! Nous, vos fils, àvos pieds, nous chantons : <i Défendez la Bretagne et sauvez les Bretons! »
nOMINlQUK CAILLÉ
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A i\VA Mort.
LE cher eofant mourut et fut mis clans la bit'Pe. Après Tavoir confhiit dans le vieux cimetière, Nous rentrAnies chez nous, des larmes dans les yeux.
Son petit lit était vide; une odeur de cierge Et d'encens s'exhalait de ses rideaux de serge Que naguère au matin il cnt réouvrait joyeux.
Les livreSj les joujoux de cet ange éphémère Étaient encore épars dans sa chaml>re; et sa mère Les recueillait, trésor léger, mais précieux!
Tout à coup, on la vit, prise d'un trouble extrême,
Lire dans un cahier, i\ la marge d'un thcnie.
Ces mots, <|u'on aurait dit écrits par lui des cieux :
« Ma petite maman, de tout mon cœur je t'aime! >\