‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 6 sur 198 · LA MORT DU SOLEIL · texte numérisé non relu

LA MORT DU SOLEIL

LE veîit d'automne, aux bruits lointains des mers pareil. Plein d'adieux solennels, de plaintes inconnues. Balance tristement le long des avenues Les lourds massifs rougis de ton sang, ô soleil!

La feuille en tourbillons s'envole par les nues;

Et l'on voit osciller, dans un fleuve vei*meil.

Aux approches du soir,, inclinés au sommeil,

De grands nids teints de pourpre au bout desbranches nues.

CHARLES LECONTE DE LlStE.

Tombe, astre glorieux, source et flambeau du jour! Ta gloire, en nappes d'or, coule de ia blessure. Comme d'un sein puissant tombe un snprhnû amour.

Meurs donc, tu renaîtras! L'espérame en est sûre. Mais qui rendra la vie et la flamme et la vozx Au cœur qui s'est brisé pour la dernière fois ?

{Poèmes barbares.)

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