‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 7 sur 198 · LES ROSES D'ISP AH AN · texte numérisé non relu

LES ROSES D'ISP AH AN

LES roses d'Ispahan, dans leur gaine de jïwusse. Les jasmins de Mossoid^ les fleurs de t oranger Ont un parfum moins frais, ont une odeur moins douce, blanche Leilah ! que ton souffle léger.

Ta lèvre est de corail, et ton rire léger

Sonne mieux que l'eau vive et d'une voix plus douce.

Mieux que le vent Joyeux qui berce l'oranger.

Mieux que l'oiseau qui chante au bord du nid de mousse.

Mais la subtile odeur des roses dam leur mousse ^ La brise qui se joue autour de F oranger y Et l'eau vive qui flue avec sa plainte douce Ont un charme plus sûr que ton amour léger !

O Leilah I depuis que de leur vol léger Tous les baisers ont fui de ta lèvre si douce, Il n'est plus de parfum dans le pâle oranger, Ni de céleste arôme aux roses dans leur motésse.

L'oiseau, sur le duvet humide et sur la mousse. Ne chante plus parmi la rose et l'oranger ; L'eau vive des jardins n'a plus de chanson douce. L'aube ne dore plus le ciel pur et léger.

Oh ! que ton jeune amour, ce papillon léger.

Revienne vers mon cœur d'une aile prompte et douce, Et qu'il parfume encore les fleurs de l'oranger. Les roses d'Ispahan dans leur gaine de mousse.

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