LA CONSOLATRICE
LE front baissé , pâle , assombri , J'allais sans force, sans courage, Et sur mon cœur endolori S'étendait un épais nuage.
Cependant Téfé radieux Devant moi déployait ses charmes.
Qu'étaient ses charmes pour mes yeux , Où je sentais sourdre des larmes ?
Car les hommes m'avaient blessé , Blessé jusqu'au fond de mon âme.
Pour refaire le sang versé , Ah ! qu'il fallait un fort dictame !
Je craignais qu'il n'existât pas.
Dans la cité , dans la campagne , Mort vivant, je traînais mes pas, Quand tu vins, ô douce compagne.
ÎW LE PARNASSE BRETON CONTENfPORAIN.
Messagère du paradis,
Souveraine consolatrice ,
Tu vins, 6 Muse, et tu me dis :
K Dieu veut que ma main te guérisse.
« Donne un grand exemple à tes fils,
M Et quand la douleur va t'abattre,
« Jette un coup d'œil au crucifix :
'< Tu n'auras plus peur de combattre.
H Ceux que tu croyais tes amis u T'ont trahi d'une indigne sorte?
( Eh bien ! plains-les du mal commis, « Puis que ton aile au ciel t'emporte ;
i< Aile ardente que si souvent
( Tu te plaisais, dans ta jeunesse,
(( A faire bercer par le vent...
n II faut que ce doux jeu renaisse.
!< Il faut, mon poète endormi, i< Que ton lourd sommeil se secoue ; i< Il faut que ton cœur raffermi « Plane et chante, loin de la boue.
K Dieu ne fait pas briller en vain
K Son soleil, ses astres, ses roses...
« Que l'aspect de l'œuvre divin
t( Ecarte tes pensers moroses.
K Dis-nous le bien, peins-nous le beau.
u La Vendée est là qui t'appelle :
« Tu n'as pas tiré du tombeau
i( Tout ce qui Ta faite immortelle.
EMILE GBIMAUD. 91
« Tu souffres? Combien plus que toi « Souffrirent ses brigands sublimes !
« A la leur rallume ta foi ; « Ce sont tes aïeux , ces victimes ! »
Muse sainte, je te crois :
Mon âme est de force inondée.
Votre enfant va porter sa croix, Comme vous, chrétiens de Vendée !
FÉLIX IIÊ3I0N
FEMME ET SOEllî
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L\\\\ r;r, a ht yXws dr* tluucuiii\ Lr înnn di' sri'ur oîi Ihot» ih^ îiMiumtl \av ihuii de IViiniu*, Oïl \Avn dr sifur, Lci|Url R ]r plus di' ilniîrrtir?
K^'puiidrjs, s'd \Lins plalf, mon fUiir :
Li^ijiiivl a le [dii'^ tli* dfniri'iiv, Lr uniii de sieiir on hiru de fr[iitue?
La suMU' piHir dlr a tr ji,"»SM*r, Ikml. s\ iluuce est la sommaueei
La Hreiir pour ellr* n le passé ; hii sou\eiiii^ vaut l'espéiauce.
La su'ur puur ri le a le paN>L% Uout si douce est la souveuanee.