‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 67 sur 198 · LA CONSOLATRICE · texte numérisé non relu

LA CONSOLATRICE

LE front baissé , pâle , assombri , J'allais sans force, sans courage, Et sur mon cœur endolori S'étendait un épais nuage.

Cependant Téfé radieux Devant moi déployait ses charmes.

Qu'étaient ses charmes pour mes yeux , Où je sentais sourdre des larmes ?

Car les hommes m'avaient blessé , Blessé jusqu'au fond de mon âme.

Pour refaire le sang versé , Ah ! qu'il fallait un fort dictame !

Je craignais qu'il n'existât pas.

Dans la cité , dans la campagne , Mort vivant, je traînais mes pas, Quand tu vins, ô douce compagne.

ÎW LE PARNASSE BRETON CONTENfPORAIN.

Messagère du paradis,

Souveraine consolatrice ,

Tu vins, 6 Muse, et tu me dis :

K Dieu veut que ma main te guérisse.

« Donne un grand exemple à tes fils,

M Et quand la douleur va t'abattre,

« Jette un coup d'œil au crucifix :

'< Tu n'auras plus peur de combattre.

H Ceux que tu croyais tes amis u T'ont trahi d'une indigne sorte?

( Eh bien ! plains-les du mal commis, « Puis que ton aile au ciel t'emporte ;

i< Aile ardente que si souvent

( Tu te plaisais, dans ta jeunesse,

(( A faire bercer par le vent...

n II faut que ce doux jeu renaisse.

!< Il faut, mon poète endormi, i< Que ton lourd sommeil se secoue ; i< Il faut que ton cœur raffermi « Plane et chante, loin de la boue.

K Dieu ne fait pas briller en vain

K Son soleil, ses astres, ses roses...

« Que l'aspect de l'œuvre divin

t( Ecarte tes pensers moroses.

K Dis-nous le bien, peins-nous le beau.

u La Vendée est là qui t'appelle :

« Tu n'as pas tiré du tombeau

i( Tout ce qui Ta faite immortelle.

EMILE GBIMAUD. 91

« Tu souffres? Combien plus que toi « Souffrirent ses brigands sublimes !

« A la leur rallume ta foi ; « Ce sont tes aïeux , ces victimes ! »

Muse sainte, je te crois :

Mon âme est de force inondée.

Votre enfant va porter sa croix, Comme vous, chrétiens de Vendée !

FÉLIX IIÊ3I0N

FEMME ET SOEllî

A iiK^^ àij^iii^ yhitv> ut Louise»

L\\\\ r;r, a ht yXws dr* tluucuiii\ Lr înnn di' sri'ur oîi Ihot» ih^ îiMiumtl \av ihuii de IViiniu*, Oïl \Avn dr sifur, Lci|Url R ]r plus di' ilniîrrtir?

K^'puiidrjs, s'd \Lins plalf, mon fUiir :

Li^ijiiivl a le [dii'^ tli* dfniri'iiv, Lr uniii de sieiir on hiru de fr[iitue?

La suMU' piHir dlr a tr ji,"»SM*r, Ikml. s\ iluuce est la sommaueei

La Hreiir pour ellr* n le passé ; hii sou\eiiii^ vaut l'espéiauce.

La su'ur puur ri le a le paN>L% Uout si douce est la souveuanee.

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