‹ Le parnasse breton contemporainChapitre 89 sur 198 · LE GARDIEN DE PHARE · texte numérisé non relu

LE GARDIEN DE PHARE

PENDANT que le mondain passe, de fête en fête, Des nuits que la fortune abreuve de plaisirs ; Pendant que le savant, dans le calme, complète Les calculs délicats qu'engendrent ses loisirs ;

124 LE PARNASSE BRETON CONTEMPOnAIN.

Pendant que Tamoureux, certain de sa conquête, Aspire au but promis à ses ardents désirs ; Pendant que l'ouvrier , las d'un labeur d'athlète , Dort tranquille en rêvant à d'heureux souvenirs, . . .

Là-bas, à deux cents pieds, dans une étroite cage, Voisin des régions qui touchent au nuage, Un modeste gardien veille avec piété.

Devant un feu brillant qui rayonne sur l'onde Il se tient immobile : et de la mer profonde La sûreté repose en sa fidélité.

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