ABBÉ FRANÇOIS LE DORZ. VM
Du sommet jusques à la base, Voici que tout Tarljre a frémi...
Qui monte? C'est un ennemi, Faisant, dit-il, son Anabase ; Et l'on voit émerger parmi Les pics feuillus sa tète rase.
Autour du pin hospitalier, Tes évolutions savantes Trompent l'espoir de l'écolier ; Mais, pris de justes épouvantes. Va, franchis des branches mouvantes Le vertigineux escalier !
La peur est pour lui sans vertige.
D'arbre en arbre, de tige en tige.
Il grimpe, courte grimpe et bondit ; Et, là-haut, l'enfant interdit D'une si sublime voltige , L'enfant sur sa branche applaudit.
Mais en vain cent fois dans l'espace 11 s'est lancé comme un perdu :
Suant, soufflant, il est rendu ; Et l'œil éteint, l'oreille basse, Comme un fruit qu'un ver a mordu, De son arbre il tombe — ■ et trépasse.
ABBÉ AUGUSTE LEFBANC