CHARLES LE GOFFIC
vos YEUX
JE compare vos yeux à ces claires fontaines, Où les astres d'argent et les étoiles d'or Font miroiter, la nuit, des flanmies incertaines.
Vienne à glisser le vent sur leur onde qui dort. Il faut que l'astre émigré et que l'étoile meure, Pour renaître, passer, luire et s'éteindre encor.
Si cruels maintenant, si tendres tout à l'heure, Vos beaux yeux sont pareils à ces flots décevants. Et l'amour ne s'y mire et l'amour n'y demeure
Que le temps d'un reflet sous le frisson des vents.