‹ Le Parnasse breton contemporain, publiéChapitre 109 sur 217 · CHARLES LE GOFFIC · texte numérisé non relu

CHARLES LE GOFFIC

vos YEUX

JE compare vos yeux à ces claires fontaines, Où les astres d'argent et les étoiles d'or Font miroiter, la nuit, des flanmies incertaines.

Vienne à glisser le vent sur leur onde qui dort. Il faut que l'astre émigré et que l'étoile meure, Pour renaître, passer, luire et s'éteindre encor.

Si cruels maintenant, si tendres tout à l'heure, Vos beaux yeux sont pareils à ces flots décevants. Et l'amour ne s'y mire et l'amour n'y demeure

Que le temps d'un reflet sous le frisson des vents.

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