GEORGES LOIRE
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ON la trouve partout : dans nos bois, dans nos landes, Dans nos prés étoiles de fleurs et de lapis, Le long' de nos talus elle court en guirlandes Et sur notre granit elle jette un tapis.
Il lui faut, pour fleurir, l'ombrage de nos chênes Et la brise de mer aux brèches du manoir; Il lui faut nos guérets, nos brumes et nos plaines, . Nos menhirs en ruine et nos champs de blé noir.
A toi, les amoureux, petite fleur bretonne, Ne disent ni secrets, ni projets d'avenir, Et l'étranger passant ne songe pas, mignonne, Humble, à te regarder, et triste, à te cueillir.
Mais le Breton qui t'aime, ù ma chère pauvrette, Se rappelle toujours la fleur de son pays, Et ton acre parfum, et ta soyeuse aigrette. Que la brise des prés penche au bord des taillis.
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FRANÇOIS LONGUECiVND