‹ Le Parnasse breton contemporain, publiéChapitre 137 sur 217 · EXTREME ORIENT · texte numérisé non relu

EXTREME ORIENT

CIEL d'Asie. Au matin, cris d'alerte, tambours, Coups de feu. Des éclairs reluisent dans la brume. Autour d'eux la bataille effroyable s'allume ; Nul abri, nul renfort, nul espoir de secours.

L'un sur l'autre s'abat sans plainte ni discours ; Lentement, sûrement, la flamme les consume : Noirs de poudre, rougis d'une sanglante écume. Broyés, un contre mille, ils se battent toujours.

L'aube Inille, et d'amour la campagne frissonne. Tandis que ces héros inconnus, dont personne Ne redira jamais les tragiques exploits.

Opposant à la mort leurs sourires tranquilles,

Tombent, comme jadis glorifiant tes lois,

0 Sparte, les Trois Cents tombaient aux Tlicrmopyles !

FRANCIS MKLVIT.. 187

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