‹ Le Parnasse breton contemporain, publiéChapitre 141 sur 217 · FRANCIS MELVIL · texte numérisé non relu

FRANCIS MELVIL

La nuit vient. Il est seul. Dans un cadre vulgaire, Un reflet ég-aré sur le morne lambris Effleure le portrait d'un brave à cheveux gris, Tué jadis à Metz pendant la grande guerre.

L'enfant sourit au mort et se sent raiîermi. Il songe à l'avenir, et son rêve l'entraîne Vers sa ville tombée aux mains de l'ennemi ;

Dans le ciel une étoile a lui, chaste et sereine, Et le petit soldat, qui s'endort à demi, Murmure une piière à Jeanne la Lorraine.

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