‹ Le Parnasse breton contemporain, publiéChapitre 159 sur 217 · AU POÈTE DE L\4UR0RE, MAURICE BOUCHOR · texte numérisé non relu

AU POÈTE DE L\4UR0RE, MAURICE BOUCHOR

TOI qui tenant foulé Satan sous ton orteil, Appelles dans Tazur ràmc de la patrie, Alors qu'épaississant sa litière pourrie , D'autres semblent vouloir retarder son réveil :

Que ta muse, pieuse amante du soleil,

Dont la voix en accents mystiques chante et prie ,

Nous revienne éblouir en sa robe fleurie,

Glaive d'archange au poing-, sous un casque vermeil !

Puisqu'elle veut le pur règne de la Justice, Il faut que bien des fois encore retentisse Sou clairon solitaire aux quatre coins du ciel.

Car voilà bien longtemps qu'infime créature Bravant son Créateur, l'homme bète et cruel S'est arrogé le droit d'opprimer la nature.

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