‹ Le Parnasse breton contemporain, publiéChapitre 49 sur 217 · PENDANT UNE HEURE TRISTE · texte numérisé non relu

PENDANT UNE HEURE TRISTE

A Henri Droniou.

LORSQUE le désespoir, sous son manteau de givre, Nous a glacé le cœur; quand le sombre Avenir Ne montre que chagrins, luttes à soutenir A l'œil épouvanté qui veut scruter son livre ;

Quand on est las de tous et de tout, qu'on est ivre

De dégoût, et qu'on sent fatalement venir

La haine universelle, avec le souvenir

Des coups injustement reçus!... A quoi bon vivre?

Pourquoi traîner encor cette amère rancœur? Qu'attendre de la vie et du monde moqueur Qui promet le plaisir et donne la souffrance ?

Mieux vaut se laisser choir dans l'inconnu béant!... Salut, dernier refuge, ô Mort, ô Délivrance I Toi qui seras l'Oubli, peut-être le Néant!

HEKRI FINISTERE

Page 1