FÉLIX HÉMON
Que ravenir est séduisant!
Mais, le passé, qu'il a de charmes!
Dans son mirage éblouissant.
Que l'avenir est séduisant!
Mais s'il n'apportait que des larmes?
Que l'avenir est séduisant !
Mais, le passé, qu'il a de charmes!
Ce cher passé, je le revois Avec sa joie ou sa tristesse.
Devant mes yeux ravis, parfois.
Ce cher passé, je le revois ; En moi chante alors ma jeunesse.
Ce cher passé, je le revois Avec sa joie ou sa tristesse.
Je revois les jours envolés,
Nos promenades et nos fêtes.
Aux courts moments d'ennui voilés,
Je revois les jours envolés.
Où bouillonnaient nos jeunes tètes.
Je revois les jours envolés,
Nos promenades et nos fêtes.
Comme on marchait, aventureux. Dans la lande ou dans la bruyère !
Le long des profonds chemins creux.
Comme on marchait, aventureux!
Comme l'àme était jeune et fière!
Comme on marchait, aventureux.
Dans la lande ou dans la bruyère!
Aux brises folles de la mer Comme flottaient nos chevelures!
Comme tout souvenir amer Aux brises folles de la mer Fuyait, sans laisser de souillures!
Aux brises folles de la mer Comme flottaient nos chevelures !
L'amitié fait place à. l'amour :
C'est une loi de la nature.
Chaque bonheur vient à son tour ; L'amitié fait place à l'amour, Mais, Dieu merci, l'amitié dure.
L'amitié fait place à l'amour :
C'est une loi de la nature.
Je ne veux pas choisir entre eux :
Le choix serait trop difficile.
C'est le plus sûr pour être heureux; Je ne veux pas choisir entre eux.
Aimer sans choix est si facile !
Je ne veux pas choisir entre eux ; Le choix serait trop difficile.
Lequel a le plus de douceur, Amour, amitié, sœur ou femme?
Amour, amitié, femme ou sœur, Lequel a le plus de douceur?
Répondez, s'il vous plait, mon àme :
Lequel a le plus de douceur, Amour, amitié, sœur ou femme?
EUGENE IIERPIN
MA DERNIEIŒ VALSE
BANDONNÉE 611 SOI! fillure paresscuse, iV Avec de grands yeux bleus, un sourire charmant, C'était la séduisante et divine valseuse Que Ton aime, en ses bras, enlacer tendrement.
La danse finissait. La cadence berceuse Arrêtait des danseurs le doux envolement, Mais sa lèvre toujours restait silencieuse Et toujours son œil ])leu se baissait chastement.
Et moi, comme enivré de sa grâce ingénue, Pour la charmer, trouvant une verve inconnue, Dans l'espoir d'un regard vainement épié,
Je la reconduisais déjà vers la banquette,
Quand elle, me quittant, radieuse et coquette :
« Prenez garde, Monsieur, vous m'écrasez le pied! »
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