‹ Le Parnasse breton contemporain, publiéChapitre 8 sur 217 · LA MAYA · texte numérisé non relu

LA MAYA

AYA ! Maya! torrent des mobiles chimères. Tu fais jaillir du cœur de l'homme universel Les brèves voluptés et les haines amères. Le monde obscur des sens et la splendeur du ciel ; Mais qu'est-ce que le cœur des hommes éphémères, 0 Maya, sino?i toi, le mirage immortel? Les siècles écoulés, les minutes prochaines , S'abîment dans ton ombre, en un même moment. Avec nos cris, ?}os pleurs et le sany de nos veines : Éclair, rêve sinistre, éternité qui ment, La vie antique est faite inépuisablement Du tourbillon sans fin des apparences vaines.

(Poèmes tragiques.)

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