‹ Le Parnasse breton contemporain, publiéChapitre 9 sur 217 · LES VIEUX AMIS · texte numérisé non relu

LES VIEUX AMIS

A Georges Lorin.

QUAND la ueige des ans aura blanchi nos tètes, Assis au coin du feu, décrépits et voûtés. Loin de tous, las du monde et de ses vanités, Ami, nous parlerons de nos vieilles conquêtes.

Nous ne fumerons plus ; nos goûts seront honnêtes , Et nos cœurs engourdis par les infirmités, Nos vieux cœurs impuissants, à jamais désertés. Ne connaîtront plus rien, ni les deuils, ni les fêtes !

L'àg-e anéantira les rêves d'avenir

Et nous ne vieillirons que pour nous souvenir,

Contents si le passé laisse une cicatrice !

En buvant, sans plaisir, une tasse de thé, Nous attendrons l'instant où la mort bienfaitrice Roulera nos fauteuils jusqu'à l'éternité !

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