‹ Le parnasse hippocratiqueChapitre 130 sur 149 · TRAITEMENT DE LA STÉRILITÉ · texte numérisé non relu

TRAITEMENT DE LA STÉRILITÉ

Paul voyant sa femme stérile, Pensait à la répudier, Ou mieux à se démarier, Quand un horloger de la ville, Habitant le même quartier, Dans le but de se rendre utile, A l'épouse jeune et doci'e, Propose, un matin, d'essaj'er Un biais pour tout concilier.

— De votre mal je sais la cause ; Or, Hippocrate nous l'a dit (Et c'était un garçon d'esprit), Mal compris est fort peu de chose, Avec un rien on le guérit...

Voici donc comme je démontre

Que je connais bien votre cas :

Tenez, voyez-vous cette montre,

Pourquoi ne marche-t-elle pas?...

C'est que votre clef n'est pas faite

Pour s'adapter juste à son joint;

Un artiste expert en apprête

Une qui va de point en point ;

Aussitôt la chose est facile :

En la remontant tous les jours

D'une main ferme, adroite, habile.

On aura sûrement l'heure exacte toujours...

Si vous demeuriez incrédule,

Je saurais prouver promptement

Que, pour femme, montre ou pendule.

Le tout est de savoir donner le mouvement... O vous, esprits profonds qui lirez cette histoire,

Vous me croirez si a-ous voulez.

Mais cette femme, c'est notoire, Chaque an à son mari fit voir de nouveaux nez.

(Les Coyites gaulois.)

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