L'APOTHICAIRE PHYSIONOMISTE
On raconte qu'un médecin Se promenait un beau matin, Après avoir pris médecine, Espérant de sortir au plus tôt d'embarras. A peine avait-il fait cent pas Que fortement à la sourdine, Certain besoin se fait sentir, Au point qu'il n"a pas le loisir D'aller à Taisance voisine; Certes, le cas était pressant. Le jeune homme en connaît l'urgence; Aussi sur le champ sa prudence Lui suggère un expédient.
Pour ne point gènôr la nature
Et n'être pas connu céans.
Il tourne le dos aux passans, Afin de cacher sa figure.
Sans être connu du plus fin, Il sut mis son ouvrage à fin ; Mais un maudit apothicaire D'assez loin l'ajant aperçu, S'écria: c'est monsieur Vilaire Je le reconnais à son c...
Debacq.