‹ Le parnasse hippocratiqueChapitre 135 sur 149 · SCENE PREMIÈRE SULFUR, LA Reine FROTTE, AMIDON, Soldats · texte numérisé non relu

SCENE PREMIÈRE SULFUR, LA Reine FROTTE, AMIDON, Soldats

Grande reine, à vos pieds je pose ma couronne : Jamais dans les combats plus vaillante amazone Ne s'illustra jadis par de plus beaux exploits ! Acarus est vainca. C'est à vous que je dois Le succès de ce jour : ceignez ce diadème Par vos soins relevé, et souffrez que moi-même Je remette en vos mains le sort de mes Etats. Que nos cœurs soient unis ! Déjà tous mes soldats, Témoins de vos hauts faits vous proclament leur

[reine :

Qu'aux palais de Cutis sur mon char je ramène, Triomphante et chérie, une épouse !

LA REINE FROTTE

SuJfur, Écoutez-moi 1 Pour vous peut-être il sera dur D'attendre quelque temps; mais, corbleu ! la ba-

[taille Recommence demain. Je sape la muraille

Qui protège Favus, notre orgueilleux Toisin . Fécule a préparé tout pour un coup de main. Les godets sauteront sous l'effort d'une mine ; Sublimé par la brèche entre, et moi j'extermine Dans Bulbe, Sycosis, dégoûtante moitié De l'arrogant Favus ! Pour eux point de pilié, Tout à feu ! tout à sang ! L'heure de la vengeance A sonné ! Détruisons cette fétide engeance. Puis après, si, toujours brùlé des mêmes feux Qu'en votre cœur aimant allumèreni mes yeux, Vous voulez enchaîner votre vie à la mienne, J'y consens, — Holà ! hé ! que quelqu'un vienne. J'ai besoin de repos, Sulfur, et je m'en vais Vider avec Cinabre un flacon de xérès.

(Elle sort ; ses gardes l'accompcignent.)

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