SCÈNE II
Bien. fin qui me dira les tourments de la reine ! Qu'ils sont lourds les chagrins que la grandeu
[entrain
^près elle ! Eczéma, comme un Uc profundis, 5e promène à pas leuts ; tout ce que je lui dis »Je saurait la distraire ; et son front se desquamme, 2t dans ses yeux rêveurs je ne vois plus de flamme ! ■*ar hasard aurait-elle un amour dans le cœur '! ierpès ? Fi ! détournons ce soupçon peu flatteur. \.a ! je serai toujours une simple suivante. )e mon petit Sébum, ma foi, je me contente ! i'eu m'importe, après tout, qu'il soit ou duc ou
[pair :
Ze ne sont, tout cela, que des titres en l'air. be gros spores m'ont fait des offres séduisantes,
t je me suis moqué de leurs façons galantes, don cœur avait parlé ; ma seule ambition
'est de m'accommoder à ma position.
e nVii point de fierté et je suis bonne fille ;
e n'aime pas les vit;ux parchemins de famille.
e ne sais pas vraimeut où l'on court aujourd'hui :
hacun veut à son tour qu'on s'occupe de lui ;
artout on n'entend plus que grands noms : Mé-
[tastase,
crofule ou Arihntis I Et ce sont là I23 bases
es familles de cour ! Ma mère, au temps jadis, t mettre en son blason gueules de syphilis ;
Ion frère a conservé ces titres de noblesse.
n épousant Sébum, moi je serai comtesse,
t sur mon écusson, lichement louronné,
; verrai s'étaler un nez bien bourgeonné, ae voudrais-je de plus ? Un nom de diathèse e mettrait, direz-vous, beaucoup plus à mon aise.
Grand merci, messeigneurs : je suis jeune et je ris Gardez pour vos vieux fronts les rides, les souci Vous voulez qu'au milieu des papules perdue, Dans les dames d'honneur à jamais confondue, J'échange pour un titre, — un stérile oripeau, — Mon sort qui fut toujours et si libre et si beau ! De la belle Eczéma je reste la :îuivante î
(Depuis quelques instants, Eczéma a reparu au fond du théâtre ; elle écoute Acné, puis elle s'avance et la baise au front.)