‹ Le parnasse hippocratiqueChapitre 17 sur 149 · LES DEVOIRS DU MARI · texte numérisé non relu

LES DEVOIRS DU MARI

Sur leurs santés, un bourgeois et sa femme

Interrogeaient l'opérateur Barri ;

Lequel leur dit : « Pour vous guérir, madame.

Baume plus sûr n'est que votre mari, »

Puis, se tournant vers l'époux amaigri :

« Pour vous, dit-il, femme vous est mortelle.

— Las ! dit alors l'époux à sa femelle,

Puisqu'autrement ne pouvons-nous guérir,

Que faire donc? — Je n'en sais rien, dit-elle;

Mais, par saint Jean, je ne veux point mourir. »

TRAITEMENT DE L'ALCOOLiSME.

Certain ivrogne, après maint long repas, Tomba malade. Un docteur galénique

Fat appelé : — « Je trouve ici deux cas : Fièvre adurante et soif plus que cynique. Or, Hippocras tient pour méthode unique Qu'il faut guérir la soif premièrement. » Lors le fiévreux lui dit : — « Maître Clément Ce premier point m'est le plus nécessaire : Guérissez-moi ma fièvre seuleûient ; Et pour ma soif, ce sera mon affaire. »

ENEMA.

Le lavement a eu souvent les honneurs du Parnasse. Lacombe lui a consacré les vers suivants :

Les lavements sont sains, je consens qu'on les donne A toute femme enceinte. Albinus les ordonne. Contre ces fils d'Éole, abhorrés en tout temps, Et d'un impur séjour importuns habitans, Qu'à grands coups de piston il faut chasser san

[cesse.

Comme ennemis jurés de l'état de grossesse. Les lavements, que l'art appelle émoUiens, A raison de l'effet de leurs ingrédiens, Du sang et des humeurs maintiennent l'équilibre. Calment les intestins, rendent le ventre libre. En un mot, leur usage est très avantageux, En tout temps, et surtout dans les temps orageuxj

Contre les maux de tête et les fortes coliques, Leurs effets sont divins chez les mélancoliques.

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