‹ Le parnasse hippocratiqueChapitre 41 sur 149 · I.efeu qui près de vous s'allume Luira dans la postérité · texte numérisé non relu

I.efeu qui près de vous s'allume Luira dans la postérité

Nous pouvons, avec ce volume, Faire un grand homme à volonté.

MADAME GERVAIS

Allons, mon cher, je me dévoue :

Savez-vous bien votre leçon?

Je voudrais voir, je vous l'avoue, Un savant de votre façon.

MONSIEUR GERVAIS

Parmi ces esprits qu'on renomme Chacun a ses talents divers :

Convenons d'abord du grand homme Qu'il faut donner à l'univers.

Faisons un esprit de lumière, Un astronome audacieux...

MADAME GERVAIS

Qui, perché sur une gouttière, Se croie un habitant des cieux.

MONSIEUR GERVAIS

Justement ; voici notre affaire.

Naissez, illustre rejeton...

MADAME GERVAIS

Non, non ; vous auriez peine à faire Mieux que La Grange ou que Newton,

MONSIEUR GERVAIS

A Galien j'ai bien envie

Que nous donnions un successeur.

MADAME GERVAIS

Je craindrais de perdre la vie En mettant au jour le docteur.

MONSIEUR GERVAIS

Un philosophe a son njérite.

MADAME GERVAIS

Y pensez-vous, monsieur Gervais ?

MONSIEUR GERVAIS

Eh bien, faisons donc un jésuite. . .

MADAME GERVAIS

Fi donc ! monsieur, fi donc ! . . . jamais.

MONSIEUR GERVAIS

Un héros ?

MADAME GERVAIS

Qu'en voulez-vous faire ?

MONSIEUR GERVAIS

Un émule de Cicéron ?

Un poète comme Voltaire ?

MADAME GERVAIS

J'irais accoucher en prison.

Guerre et malheur à l'homme habile Dans ce siècle ignare et falot ?

Pour qu'il soit heureux et tranquille,

Décidémeot faisons un sot.

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