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LE RHUME

Le morceau suivant, adressé à une demoiselle enrhumée, est attribué à de La Louptière et se trouve dans l'ancien Mercure de Finance.

Iris, puisez mieux dans nos cœurs Le feu qui les consume,

Vous fuyez les tendres ardeurs,

C'est ce qui vous enrhume.

Sitôt qu'on vante vos appas,

Votre courroux s'allume.

Vous criez quand il ne faut pas

C'est ce qui vous enrhume.

Dans vos yeux loge un Dieu vainqueur

Qui conduit notre plume ; Mais il n'est pas dans votre cœur. . .

C'est ce qui vous enrhume.

Tôt ou tard il faut qu'à ses traits

La fierté s'accoutume.

Si vous croyez n'aimer jamais...

C'est ce qui vous eri>rhume.

Sans lui les plaisirs les plus doux

Sont mêlés d'amertume, Vous passez les nuits sans époux.

C'est ce qui vous enrhume.

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