‹ Le parnasse hippocratiqueChapitre 67 sur 149 · FIN D'UN RÊVE · texte numérisé non relu

FIN D'UN RÊVE

(A r instar de Ftmnçois Coppée.)

Emprunté aux Anecdotes médicales de Witkowski.

Je la voyais dès l'aube assise à sa fenêtre, Un peu pâle, jolie, et l'ignorant peut-être ; Les rideaux entr'ouverts montraient son fin profil Et le petit doigt blanc qui relevait le fil

Avec un geste brusque. Elle travaille, active, Elle est pauvre, sans doute : or il faut bien qu'o

[viv( Et je la vois parfois sourire en contemplant, Sur son poing minuscule, un petit bonnet blanc Tout mignon, qu'elle coud d'une aiguille fiévreust Et moi, j'imaginais toute une histoire heureuse : Un amant qu'on adore, et qui revient très tard De son travail, et puis. . . et puis un gros moutar Qu'une bonne nourrice élève à la campagne, Dans un hameau perdu de la Basse-Bretagne. Un gros gars qui vient bien, et qui coûte déjà. Mais dame, savez-vous qu'il a grandi? Voilà Quil va sur ses trois ans, ma foi, c'est presque u

[homme Pais ilest si gentil ! C'est André qu'on le nomme Du nom de son papa. C'est pour lui, le bonnet, Le beau bonnet tout neuf, à jour, en cordonnet, Qu'elle termine en hâte. . .

Et puis chassant mon rév Comme un ballon d'enfant qu'un coup de vent en

[lève La portière m'apprit, en bavardant un soir, Que le petit bonnet était un suspensoir.

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