LE GÉNÉRAL , MARGUERITTE
MARGUERITTE , à part.
Mon pauvre Gustave!... aussi c'est sa faute!...
LE GÉ'SÈnAL , l'apperceuaîit.
Ah ! ma bonne. . . voulez-voas dire à mon cocher que je. ..
MARGITERITTE , ai^ec humeur.
Ma bonne... ma bonne... je m'appelle Margueritte , monsieur , je n'appartiens pas à monsieur Filerin... et je ne me mêle jamais de ce qui ne me regarde pas.
LE GENERAL
C'est fort bien fait, madame Margueritte.
MARGUERITTE
Je ne suis pas de ces gens qui veulent marier les jeunes filles, sans savoir si cela convient à tout le monde.
LE GÉNÉRAL
Ah ! diable. .. mais c'est à moi que cela s'adresse. Ça ne vous convient pas par hasard...
MARGUERI TE.
Pas plus qu'à mademoiselle Cécile , je vous en avertis.
DE GÉNÉRA.'..
Comment... est-ce que nous aurions un amoureux ?
MARGUERITTE
Oui , monsieur , un amoureux , et qui vaut dix fois tous ceux qu'on lui présentera , quand ça serait des généraux , des colonels , des capitaines.
Mais c'est donc...
MARGUERITTE
Un jeune médecin ! . . .
LE GÉNÉRAL
Ah! c'est un élève de monsieur Filerin...
MARGUERITTE
Du tout, monsieur , du tout, monsieur Gustave est un jeune homme plein de talent... qui ne court ni après les places, ni après les protecteurs... s'il en voulait... il en aurait de reste... il y a de par le monde , un certain pays de Chartres , et dans ce pays là , une certaine famille de Sainville... LE gÉnaral.
La famille de Sainville...
margueritte.
Oui , monsieur , une excellente famille, si vous voulez bien le permettre... qui lui doit assez pour être enchantée de faire quelque chose pour lui !.. .
LE GÉNÉRAL
Monsieur Gustave a rendu des services à la famille de Sainville...
MARGUERITTE
Le grand miracle!... oui, monsieur, oui... des services essentiels , de ces services qui... et c'est monsieur Fileriu qui re<;oit les porcelaines , les patc%.. . que sais-je ?