SCÈNE VII
MATEILBE, seule.
( Elle oiwre la porte précipitamment j elle tient la lettre que Gustave a jettéepar la lucarne ).
Il n'y est plus, c'est bien heureux , car j'allais me trahir... lui faire une scène affreuse... oui... oui... c'est bien son écriture... quelle lettre!., lui que je croyais la fidélité même... il ne sait pas plutôt qu'il y a une femme près de lui , qu'il lui écrit, et sans la connaître, sans Tavoir jamais vue*., il ose lui demander... oh! ça, par exemple, ça me passe... un mari qui demande un rendez-vous à une autre qu'à sa femme ; ça ne s'est jamais vu... eh! bien , ce rendez-vous, il l'obtiendra , j'y viendrai... et nous verrons... [réfléchissant^ mais s'il n'avait voulu que s'amuser , s'il ne venait pas !... eh ! bien, maintenant j'en serais fâchée... oui , j'en serais fâchée , parce que ça me laisserait des doutes... oui, décidément j'irai... et puis sa femme, il n'y a pas de danger... voilà ma réponse... {^relisant la lettre de Gustave) « sous mon colback, à main droite... » Ah! le voici, oui, c'est bien son colback... c'est moi qui l'ai brodé... je n'aurais jamais pensé qu'il dut servir... je l'entends , sauvons-nous.
[Elle sort par la porte secrète à gauche),
( Ritournelle de l'air suivant).