LA LA CHOU
Certainement, chacun son tour... cette pauvre Nyn-dia , dire qu'elle est tout près d'ici , chez Sindbad , ce marchand d'esclaves... Mais voyez i infamie , et comme tout augmente à présent... on n'a pas honte deu demander deux cents pièces d'or... une petite femme pas plus haute que cela...
NADIR
Deux: cents pièces d'or!.. ( Soupirant). Tu as raison... et nous voilà tous les deux dans la même position... Beaucoup d'amour et pas de maîtresse... Ah! si tu voulais... pour une que nousperdous , il ne tiendrait qu'à nous d'en retrouver cent. Amours, plaisirs , richesses... tout serait à notre disposition, mais pour cela il faut de la tète et du cœur.
BALACHOU.
Je vous vois venir encore avec votre maudit projet ! c'est une de ces idées folles <jue vous a inculquées votre gouverneur... ce vieux Derviche qui vous a élevé !
Tu es dans rerrcur.. c'était un homme d'un grand mérite..
un bon Musulman... et grâce à ses leçons, cjuc je n'ai point oubliées, il ne tient qu'à moi d'avoir le plus joli sérail du monde.
BALACHOU, effrayé.
Quoi sérieusement... vous voudriez...
NADIR
Oui , mon ami , quitter ce pays maussade et aller dans le paradis du prophète... dans ces jardins célestes, où tous les plaisirs nous attendent...
BALACHOU , plus effrayé.
Comment, nous tuer?.. Par partie de plaisir.
NADIR
Précisémeut...
13ALACH0U.
Mais vous n'y pensez pas.
NADIR
C'est toi , au contraire, qui ne veux pas réfléchir... Songe donc que de femmes charmantes. . Des Géorgiennes , desCircassiennes, des Françaises .. car il y a de tout parmi les Houris, et tu verras que... Mais silence... on vient!
SCÈiNE yi.
Les Précédons , ASSEM.
Seigneurs étrangers... on a exécuté les ordres de mon maître... et vous trouverez dans la salle voisine, le repas qui! vous a fait préparer...
NADIR
A merveille... je me sens disposé à y faire honneur, car jamais je n'ai été plus gai , plus heureux... Viens, nous causerons à table de notre projet.
BALACHOU.
De notre projet... c'est-à-dire de votre projet... ne confondons pas.
NADIR
Et viens, te dis-je?.. Je me charge de te convaincre... ( Ils sortent par la gauche ).
SCÈ^E Vil.
ZÉNEYDE, qui cil tr ouvre la porte du cabinet à droite,
ZE.NEYUE.
Ab ! mon dieu , que viens-je d'entendre? Quelle résolution?.. Comment m'y opposer... Que j'ai bien fait d écouter... le vilain caractère, adorer toutes les femmes!.. Il est vrai qu'il me fait l'honneur de me comprendre dans le nombre , mais enfin , ce n'est pas pour moi qu'il veut perdre la vie .. si c'eut été là le motif de son extravagance... je ne dis pas... peut-être aurais-je vu si je pouvais lui pardonner. Mais l'ingrat... le perfide... ob ! c'est fini... je ne veux plus y penser , je ne veux plus l'aimer , mais encore faut-il le sauver... Et mon père qui vient de partir...