FINAL
Du vin la vapeur fumante Vient d'échauU'er vas espiits.
Dijjà le tiel se présente A mes regaidi éblouis.
( Remplissant une coupe ).
O Mahomet ! je bois à tes houri; ,
A leur beauté toujours nouvelle;
C'est la volupté qui m'appelle
Eu ton célc'iie païadis I . .
O Mahomet ! je bois à tes liourjj!
( // boit plusieurs coups ).
BALACHOU , à part.
Mais il en prend en conscience!
C'est du Schiras, première qualité!
Je n'en ai jamais bu, je peusc, Et je serais assez flatlé De faire ici sa connaiibanct;!
NADIR , le regardant.
Eli! bien, tu crains de m'imiter , Poitioii!. .
BALACHOU.
Vous ne connaissez guère Mon âme généreuse et fière !
J'ai pu vouloir vous arrêter, Mais je ne veux pas vous survivre, Et uiou devoir est de vous suivre!
NADIR , étonné.
Que clis'tu?. . jamais en honneur Je ne t'aurais ci u tant de tceur!
J'en ai. . . quand il le faut, seigneur.
O! magnanime serviteur!
O! dévouement tiop admirable.
BALACHOU, prenant la bouteille* Bornez. . . je crains peu le danger, Et c'est un trépas honorable Qu avec vous je veux partager!
( // se verse un verre qu'il tient élevé ). Voyez plutôt. . . SI ma maiu tremble!
NADIR
C'est bien!., très-bien, buvons ensembkl
ENSEMBLE
O Mahomet! je bois à les houvis!
A leur beaulé toujours nouvelle!
C'est la volupté qui m'appelle
En ton céleste paradis. .
O Mahomet! je bois à trs houris !
BALACHOU , après avoir bu.
Eh! maij !.. à ce divin breuvage. . .
Je trouve un goût bien singulier. . .
NADIR , voulant lui verser encore.
Allons ! le (Ijcon tout entier.
BALACHOU.
JNon pas... c'est assez de courage!
•Ehl mais qu'avci:-vous doue, seigneur!
( 25 ) ( Avec effroi ).
\'oâ yeux s'tip})é^antis5ent.
NADIR , avec joie.
Ah! quel bonheur!
BALACKOU.
Vos genoux Déchissent.
NADIR , avec enthousiasme.
Inefiable douceur! . . .
BALACHOU , tremblant.
J en conçois des fieyeurs mortelles.
NADIR , de même.
O Malioraet! tu m'appelles.
( // s'assied sur le sopha ).
BALACHOU , à Assem qui vient d'entrer.
De grâce diie-moi, stigneur, N'auriez-vous pas fait quelqu'erreur.