SCÈNE m
Les Mêmes , FATMÉ et ZULÉMA , voilées.
ZULÉMA , bas à Adolphe.
Seigneur... seigneur, voici bien un autre embarras.
ADOLPHE , bas.
Quoi donc?..
FATMÉ , bas.
Cet esclave", ce Balachou qui a voulu suivre son maître...
ADOLPHE , bas.
Eh! bien?
ZULÉMA , bas.
Il est au moment de s'éveiller.
ADOLPHE , bas.
Ah! diable , je ne pensais plus qu'il était mort aussi... je ne sais trop si je dois le mettre en paradis ! un maraud comme celui-là...
FATMÉ et ZULÉMA,
Sommes-nous bien?
ADOLPHE
Très-bien, chut... restez près de Nadir, et songez à voire rôle... Je vais m'occuper du valet. ( Haut ). Je te laisse iouir de ton bonheur , mon cher Nadir , mon devoir m'appelle auprès du prophète... mais je reviendrai bientôt...
NADfR.
Oh ! ne vous pressez pas , je vous en prie... je neserais pas fâché d étudier un peu le caractère de mes femmes.
ADOLPHE
C'est trop juste... dons une lieure tes odalisques te conduiront au palais du prophète , pour assister aux fêtes qui doivent consacrer ton immortalité.
Toujours des fêtes !.. C'est charmant!..
ADOLPHE , à part.
Je suis tranquille, il est en bonnes mains . tachons que rien ne puisse détruire son illusion. ( // sort ).