‹ Le parrain; comdie en un acte et en proseChapitre 141 sur 228 · SCENE IV · texte numérisé non relu

SCENE IV

NADIR , FATMÉ , ZULÊMA , voilées , les Houns.

NADIR , as^ec ivresse.

Toutes ces femmes là sont à moi ! ( Les regardant). Quelle diflerence... auprès de ces formes terrestres... aulicu des robes longues et massives de nos femmes Persannes... cette gaze légère qui laisse deviner 1 élégance de la taille... ( Hésitant). A laquelle dabord m'adresser?.. ^ oilà ce que c est que de passer subitement de la misère à l'opulence... on ne sait plus comment régler l'emploi de ses richesses... ( // s' approche des femmes et lève leurs voiles). Ah! grand dieu., qu'ai-je vu ?.. Ne me suis-je pas trompé? FATMÉ , vivement.

Nous reconnais-tu ? inlîdèle ?

NADIR

Fatmé. . . Zuléma ! . .

Z ULEMA.

Oui , perfide , c'est nous que tu as aimé(-5 . que- tu as oubliées... et qui navons pu survivre...

NADIR

Comnicm... vous n'existez plus?

FAïMÉ , m'cc un soupir.

Hélas ! oui , nous sommes rnories d'amour et de dtfsespoir , de t'avoir perdu...

Par exemple je ne vous aurais jamais cru susceptibles d'une preuve d'attacîieaient aussi forte... toi surtout, ma petite Fatmé , dont l'esprit passablement léger...

FATMÉ

Ah!., depuis que nous avons quitté la terre, je suis bien changée!.. Si tu savais comme nous nous sommes occupées de toi.

zllÉmA.

Tu vas juger des talens que nous avons acquis pour te plaire.

FATMÉ

Veux-tu m'entendre sur la harpe.

zulÉma.

Et moi sur le téorbe.

NADIR

Cela me sera très-agréable. [Regardant les autres femmes). Mais j'aurais voulu faire connaissauce avec mes autres épouses., il me semble que voilà une taille, une tournure que je u'ai pas apperrues de mon vivant !

I atmÉ.

C'est indigne ! Vous nous la préférez déjà !

zulÉma.

Oui... voilà le prix de ma constance.

nadir , cherchant à les calmer.

Du tout , mes bonnes amies! Je ne peux cependant pas être exclusif, et il faut avant tout de la justice, surtout dans un ménage aussi nombreux... Allons, voilà qu'elles pleurent à présent , eh ! bien , ma chère Fatmé , je suis prêt à vous entendre...

zulÉma. C'est cela , c'est elle que vous protégez.

NADIR , allant à elle.

Non certainement, et la preuve c'est que vous pouve25 commencer...

FATMÉ

Cest affreux, vous ne craignez pas de me faire de la peine., c'est-elle que vous ménagez.

NADIR

Entendez-voas , cependant... vous ne pouvez pas commencer toutes les deux en même temps.

TOtTES DEUX.

Si vraiment.

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