SCÈNE VIL
ADOLPHE , BALACHOU.
EALACHOU , arri\fant par une porte de côté. Au secours! au voleur! ( Regardant Adolphe ). Ah! grand Mahomet!., allons... le voilà en uniforme à présent... Ah! seigneur Ismaél, seigneur Français!., je nç sais plus lequel des deux...
N'importe , qu'est-il arrivé.
BALACHOU.
Le paradis est pris d'assaut par une légion de diables incarnés; le vin, les liqueurs... tout y a passé, aussi, ils sont dans un état!..
ADOLPHE
Tant mieux, cela rendra la partie plus égale... eh! bien, après...
BALACHOU.
Après , voilà le plus fort ! eu descendant d'un arbre où je m'étais blotti... le pied ma manqué... je suis tombé en roulant le long d'une terrasse , et en me relevant , jugez de ma surprise de me retrouver sur terre...
ADOLPHE
Sur terre!..
BALACHOU.
Juste en face du palais du seigneur Nathan... je l'ai parfaitement reconnu...
ADOLPHE
A merveille , je cours surprendre nos Tartares , et délivrer le paradis.
BALACHOU , le retenant mais en hésitant. Seigneur , daignez me dire avant tout, si je suis décidément mort ou vivant!..
ADOLPHE
Cela dépendra...
Comment cela dépendra... je ne peux pourtant pas rester dans l'indécision... il faut que je sache à quoi m'en tenir.
ADOLPHE , lui prenant la main.
Ces mystères sont au-dessus de toi... mais si tu dis un mot de ce que tu as vu... Si jusqu'à mon retour , tu oses parler à un seul mortel , tu seras englouti pour jamais dans les abimcs de la terre ! . .
BALACHOU , tri tnhlant.
C'est différent... je suis muet...
ADOLPHE
Adieu! [Il sort).
scÈïSE vni.
EALACHOU , seul.
Dans les abîmes de la terre !.. Encore un autre voyage... le malin eu haut , le soir ( Il fait le geste de rouler en bas ). Je me garderai bien d'ouvrir la bouclie..