SCÈNE IX
BALACHOU, NYN-DIA.
NYN-DIA , sortant de côté sans voir Balachou.
Il me semble qu'on ne se bat plus... si je pouvais avoir des nouvelles de Balachou... Que vois-je... c'est lui-même.
DUO
Ny^-DIA.
Eh? quoi, c'est toi ,
Je te revoi , Bonheur suprême !
Oui, c'est lui-même.
Regarde-moi. . .
Mais réponds- moi. . .
BALACHOU , à part.
Quel embarras!
Qui inoi parler ?. . je n'ose pas.
NYN-DIA.
r.h! bien , Tu ne dis rien? *•
D'un mot dissipe mes tourmens.
C'est moi , ta Nyn-dia chérie — Se peut-il que ton cœur oublie lit loii amour et tes serroens.
r>ALACHOU, à part.
Ail! quel martvre...
ISLiis que lui dire. . .
KYN-DIA .
Onoi , lu l'ob^tincs à te tuire?
BALACHOU , a part.
Dieux ! les abiines lie ia terre;
Je la sfns trembler sous mes pas...
JVon , non, )-■ ne parlerai pas.
NYN-DIA.
E!i ! Lieu , 61 vous ne parlez pas. . .
( Mouvement plus vif).
INon, non, plus de mariage 5
Avec le petit Osmin , Dès aujourd'hui je m'engagp, Et l'épouse dès demaiu.
BALACHOU.
Oh ! . . . {IL stjerme la bouche ai/ec la main ). ( j4 part ). Eli ! quoi , le petit Osmin ! . . J'enrage... j'enrage...
J'en mourrai de chagrin, NYN-DIA , continuant.
Il dil iju'il me trouve belle.
Je sais tju'il m'aime en secret; Il est aimable et fidèle.
Et puis il u'eit pas muet.
BALACHOU , de même.
Oh!., ahl..
KYN-DIA.
Eh! bien.
Cela ne vou^ fut rien.
Eh! bien, plus de mariage, Avec le petit O.-i.iin Dès aujourd'hui je m'engage , Et l'épouse dès demain.
NYN-DIA.
Il dit qu'il me trouve belle.
•7-. 7 , /Je sais qu'il m'i.ime en secret, etc.
XLnsenible. <
BALACHOU.
L'infidè'e... l'infidèle!..
Ah! quel malheur d'être muet.
NYN-DLi.
Adieu ! Adieu I
BALACHOU , l'arrêtant.
Ah! je n'y tiens plus! comment, perfide... vous pourriez!,. On entend derrière la coulisse des cris de joie et un grand bruit de timballes et de trompettes .
(60) BALACHou, effrayé.
Ciel!., j'ai parlé., voici la trompette du jugement dernier.. Je suis mort... ( // tombe la face contre terre).
CHOEUR, derrière la coulisse.
Victoire ! victoire I
NYND-IA.
Quels sont ces cris !
CHOEUR
Victoire !
NYN-DIA , à Balachon.
C'est ton inaitre , reviens à toi !
SCÈiNE X.
Les Mc%es, ZÉNEYDE, NATHAN, NADIR, Esclaves,
Suite.
MORCEAU D'ENSEMBLE
CHOEUR
Victoire , victoire , victoire!
De Nadir , chantons la vnleur, Que l'amoiir couronne sa gloire , Et vienne doubler son bonheur.
Pendant ce chœur ^ Balachou se relevé peu-à-peu j en se tâtantj pour s'assurer qu'il n'est pas mort ^ il veut courir à Nadir qui entre avec Nathan et Zéneyde ^ Nyn-dia le retient et lui parle bas.
NATHAN
Je sais quelle est la récompense , Qu'il a droit d'attendre de nous ; ( Lui donnant la main de Zéneyde et les unissant ) . Voilii de ma reconnaissance, Le gage le plus doux.
NADIR , enivré.
11 est donc vrai , quoi , je suis son içoux,
ZENEYDE.
Monicnl lieureux !
NADIR
G jour prospère !
NATHAN
Restez toujours auprès d'un père.
( On entend sonner deux heures ).
NADIR , s' arrêtant consterné.
O dir-U'^:! quel son fatal ,
De mou départ c'estle signal.
[Avec égarement).
Al) ! malheureux... Mahomet ine rappelle! O Mahomet ! que je reste près d'elle ! Par pitié... rends-inoi messerinens.
( // tombe aux genoux de Zcncyde), ADOLPHE;, aerrière le théâtre.
Le cie" va finir tes tcurmens.
f^s rideaux du fond s'ouvrent à la fois et laissent voir une galerie wagnijique ^ richement éclairée; Adolphe parait entouré de Fatiné :, ZulémUj et de toutes les houris qui ontjigurc dans le second acte.
SCÈWE XI.
Les Mêmes , ADOLPHE , FATMÉ , ZULÊMA , Hourfs.
TOUS
Qne Tois-'el
NADIR , revenant à lui.
Quels -Tcr.nes.
ADOLPHE , d'un ton solemnel.
Ou! , tu peux concerver la vie, Mahomet te rend tes serinens.
NADIR
Ma surprise est extrême, Eu croirais-je mes yeux 1 C'c't I-maël lui-même
Ensemble. ) Q'" '"- ''''^ ^ ""' '^''^- ,
NATHAN et ses esclaves.
Ma surprime est extrêaie, En croirais-je mes yeux!
C'est Adolphe lui-même Qui parait en ces lieux.
Ensemble.
ADOLPHE
Pour un mortel que J'aime, J'ai déserté les ri eux.
C'est Ismaël lui-même Qui se rend à tes vœux.
zÉnEYDE et NYN-DIA.
AW ! le bonheur suprême Luit enfin à mes yeux.
L'amour , l'amour lui -même Va couronner ses vœux.
LES HOURIS, montrant Adolphe.
Pour un mortel qu'il aime, [1 déserte les cieux.
C'est Ismaël lui-même , Qui se rend à vos vœux.