‹ Le parrain; comdie en un acte et en proseChapitre 163 sur 228 · SCÈNE IX · texte numérisé non relu

SCÈNE IX

BALACHOU, NYN-DIA.

NYN-DIA , sortant de côté sans voir Balachou.

Il me semble qu'on ne se bat plus... si je pouvais avoir des nouvelles de Balachou... Que vois-je... c'est lui-même.

DUO

Ny^-DIA.

Eh? quoi, c'est toi ,

Je te revoi , Bonheur suprême !

Oui, c'est lui-même.

Regarde-moi. . .

Mais réponds- moi. . .

BALACHOU , à part.

Quel embarras!

Qui inoi parler ?. . je n'ose pas.

NYN-DIA.

r.h! bien , Tu ne dis rien? *•

D'un mot dissipe mes tourmens.

C'est moi , ta Nyn-dia chérie — Se peut-il que ton cœur oublie lit loii amour et tes serroens.

r>ALACHOU, à part.

Ail! quel martvre...

ISLiis que lui dire. . .

KYN-DIA .

Onoi , lu l'ob^tincs à te tuire?

BALACHOU , a part.

Dieux ! les abiines lie ia terre;

Je la sfns trembler sous mes pas...

JVon , non, )-■ ne parlerai pas.

NYN-DIA.

E!i ! Lieu , 61 vous ne parlez pas. . .

( Mouvement plus vif).

INon, non, plus de mariage 5

Avec le petit Osmin , Dès aujourd'hui je m'engagp, Et l'épouse dès demaiu.

BALACHOU.

Oh ! . . . {IL stjerme la bouche ai/ec la main ). ( j4 part ). Eli ! quoi , le petit Osmin ! . . J'enrage... j'enrage...

J'en mourrai de chagrin, NYN-DIA , continuant.

Il dil iju'il me trouve belle.

Je sais tju'il m'aime en secret; Il est aimable et fidèle.

Et puis il u'eit pas muet.

BALACHOU , de même.

Oh!., ahl..

KYN-DIA.

Eh! bien.

Cela ne vou^ fut rien.

Eh! bien, plus de mariage, Avec le petit O.-i.iin Dès aujourd'hui je m'engage , Et l'épouse dès demain.

NYN-DIA.

Il dit qu'il me trouve belle.

•7-. 7 , /Je sais qu'il m'i.ime en secret, etc.

XLnsenible. <

BALACHOU.

L'infidè'e... l'infidèle!..

Ah! quel malheur d'être muet.

NYN-DLi.

Adieu ! Adieu I

BALACHOU , l'arrêtant.

Ah! je n'y tiens plus! comment, perfide... vous pourriez!,. On entend derrière la coulisse des cris de joie et un grand bruit de timballes et de trompettes .

(60) BALACHou, effrayé.

Ciel!., j'ai parlé., voici la trompette du jugement dernier.. Je suis mort... ( // tombe la face contre terre).

CHOEUR, derrière la coulisse.

Victoire ! victoire I

NYND-IA.

Quels sont ces cris !

CHOEUR

Victoire !

NYN-DIA , à Balachon.

C'est ton inaitre , reviens à toi !

SCÈiNE X.

Les Mc%es, ZÉNEYDE, NATHAN, NADIR, Esclaves,

Suite.

MORCEAU D'ENSEMBLE

CHOEUR

Victoire , victoire , victoire!

De Nadir , chantons la vnleur, Que l'amoiir couronne sa gloire , Et vienne doubler son bonheur.

Pendant ce chœur ^ Balachou se relevé peu-à-peu j en se tâtantj pour s'assurer qu'il n'est pas mort ^ il veut courir à Nadir qui entre avec Nathan et Zéneyde ^ Nyn-dia le retient et lui parle bas.

NATHAN

Je sais quelle est la récompense , Qu'il a droit d'attendre de nous ; ( Lui donnant la main de Zéneyde et les unissant ) . Voilii de ma reconnaissance, Le gage le plus doux.

NADIR , enivré.

11 est donc vrai , quoi , je suis son içoux,

ZENEYDE.

Monicnl lieureux !

NADIR

G jour prospère !

NATHAN

Restez toujours auprès d'un père.

( On entend sonner deux heures ).

NADIR , s' arrêtant consterné.

O dir-U'^:! quel son fatal ,

De mou départ c'estle signal.

[Avec égarement).

Al) ! malheureux... Mahomet ine rappelle! O Mahomet ! que je reste près d'elle ! Par pitié... rends-inoi messerinens.

( // tombe aux genoux de Zcncyde), ADOLPHE;, aerrière le théâtre.

Le cie" va finir tes tcurmens.

f^s rideaux du fond s'ouvrent à la fois et laissent voir une galerie wagnijique ^ richement éclairée; Adolphe parait entouré de Fatiné :, ZulémUj et de toutes les houris qui ontjigurc dans le second acte.

SCÈWE XI.

Les Mêmes , ADOLPHE , FATMÉ , ZULÊMA , Hourfs.

TOUS

Qne Tois-'el

NADIR , revenant à lui.

Quels -Tcr.nes.

ADOLPHE , d'un ton solemnel.

Ou! , tu peux concerver la vie, Mahomet te rend tes serinens.

NADIR

Ma surprise est extrême, Eu croirais-je mes yeux 1 C'c't I-maël lui-même

Ensemble. ) Q'" '"- ''''^ ^ ""' '^''^- ,

NATHAN et ses esclaves.

Ma surprime est extrêaie, En croirais-je mes yeux!

C'est Adolphe lui-même Qui parait en ces lieux.

Ensemble.

ADOLPHE

Pour un mortel que J'aime, J'ai déserté les ri eux.

C'est Ismaël lui-même Qui se rend à tes vœux.

zÉnEYDE et NYN-DIA.

AW ! le bonheur suprême Luit enfin à mes yeux.

L'amour , l'amour lui -même Va couronner ses vœux.

LES HOURIS, montrant Adolphe.

Pour un mortel qu'il aime, [1 déserte les cieux.

C'est Ismaël lui-même , Qui se rend à vos vœux.

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