‹ Le parrain; comdie en un acte et en proseChapitre 165 sur 228 · REPRÉSENTÉ SUR LE THEATRE DU GYMNASE DRAMATIQUE, LE 9 AVRIL · texte numérisé non relu

REPRÉSENTÉ SUR LE THEATRE DU GYMNASE DRAMATIQUE, LE 9 AVRIL

PRIX : UN FRANC hn C,

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PARIS

CHKZ FAGF.S, LIBRAIRE,

ÉUITEUR DE PIÈCES DE THEATRES, BOULEVARD SI, -MARTIN E\ FACE DE LA RUE DE LANCRT.

PERSOISJSAGES. Acteurs.

JACQUES GOBÏNET , maîire

d'çcole. . . M. Bernard-Léon.

TOIÎnETTE, sa fille Mad. Dormeuil.

MARCEL , hussard sous le nom de

Bertrand M, Closll.

JEAN CLAUDE , neveu de Go-

hinet. (^ Accent notmand renforcé). . M. Gontier.

LADROGUE, hussard Alsacien. . M. Sarthé.

CLOPIN, petit gardeur de vaches. Mlle. Dejazet.

Un Hussard M. Ludoaic.

Hussards. '

Villageois.

\ illàgcoises.

La Scène se passe en ISormandie , dons un alloue près d Ilarjlcur.

IMl'UlMlïiVlE DE HOCQUET.

LA

FvVMILLE NORMANDE,

VAUDEVILLE EN UN ACTE

Le théâtre représente un hameau ; à droite , sur P ucant-Sfcne ,

l'entrée d un caharet. Un peu p'us loin et du même volé , la

porte de la ferme. A gauche , une petite grille avec un mur

prolongé qui enviivnne unjirdin dépendant de la ferme. Au,

fond on aperçoit un village.

SCEiNE PREMIERE..

Demi-tenue mVilaire; il sort du cabaret et parle à la canton-

uade.

Dis donc , L'éveillé, lu metiras ce (îéjeûner-là à la suiîe des aures; je le payerai (^a en iiias-e U entre en scèui\) liiable <Ie i>(jrinaii*lie . . • ol à le jremier cabaret où je trouve du vin :iui ne se.iie pas la ponnne (lerei-ieiie: aussi je. n'en sors as, "u ristjue ;! eire gronde par ma peiiu Toi.e îe .. L a.iuab e frlel ele ne se Uouic ijuere que ce pauvre Bertrand, ce hussard quoi a ret^u a la iernie avec ia.;t de bo le, est soii cousin iiiarce; qui Ja faisail sauter sur ses i^er.aux il y a quinze ans , qui ne vouiai; rien apprendre et que 1 on n'appelait dans la lauiilie que iemauvais s-jeilça , c est vrai, je 1 étais joliment.

Air : l^Uis (fu'un miliounuire. (de î'ylrtistt.')

Jf ne savais pasiirc" , A i à^' de (jtiatorz ans , IN^aii ma gaité f .s3 t r re Toui ncs bons j;^v ,an^ ;

Les fjllts du village Passaient les ytux baisses.,; Et troiivaient , pour mon âge , Que j 'en savais assez.

Quand il passait d ' la troupe , Chez nous, tous les huit jours , J'e'tals toujours dans 1' groupe Qui suivait les tambours; Comm' je m' sentais V courage D' les suivre à pas pressis, Je trouvais, pour mon âge, Que j'en savais assez.

Mais je me suis instruit depuis: maintenant je sais lire et signer mon nom; je suis brigadier, et avec cet uniformfelà , mes parens ne mVenieront pas , j'en suis sûr.

Air : Vautl. de Fanchon.

J' n'ai pas d' papiers, d' famille,

Mais bon soldat , bon drille , J' présent' les deux chevrons que v'iàj IVIcs blessur's peuv t paraître , Et n'y a pas d' famill' qui n* sera Fier' de me reconnaître

Avec CCS papiers là!

( Frappant sur sa poitrine. )

Et je puis me montrer . . . C'est-à-dire je puis me montrer • . 11 n'y a qu'une petite difriculté , c'est que je suis obligé do me cacher à cause de mon duel avec le sous-lieutenant des carabiniers .. diable d'aftaire!. . ça fait un tapage... Le colonel est furieux , et l'ordre du jour du maréchal de Saxe est sévère là-dessus. J'ai eu tort , c'est vrai , parce qu'uu officier.. . mais aussi, pourquoi m'a-t-il provoqué !... I)'«n autre côté. . (// allume sa pipe.^ je pourrais bien dire à la fanulie : je ne suis pas mort, et la preuve, c'est que me voiià. Embrassons-nous ; mais j ai revu ma petite cousine Toinetle, je suis devenu amoureux comnit- un recrue de l'année.... Elle est promise au cousin Jean-Claude , il faut être prudent et ne pas me découvrir ; encore , si j avais des nouvelles du dépôt <jui est à Harfieur... il n'y a qu'une petite lieue ; il faut que j'y envoie.. . Y'ià justement mon courrier ordinaire, le polit vacher du village. Arrive donc, Clopin.

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