GOBI NET
Et quinze ans sans nous donner de tes nouvelles.
MARCEL
Quand vous en saurez les motifs ! vous ne m'en voudrez pius... je revois donc tous les amis de mon enfance le vieux François Babet , Marcelin 1 '
GOBINET.
Je te le disais toujours, tu marcelhs eris, tu seras tambour ou trompette ça n'a pas manqué... qu'est-ce qui dirait
ïH.urlanI que j'ai donné le fouel à un brigadier de hnssarrla. C est quMl ne voulait pas apprendre ses lettres , le brigadier! lien que les voyelles t'ont coulé joliuient cher, nion anu. MARCKI. , gciiment.
Je m'en souviens, mon oncle.
JEAN-CLAUDE
Ah! çà, j'espère maintenant que mon mariage ..
TOlî^ETTE.
Il faut d'abord nous occuper de fêler le retour de Marcel.
jeanm:lai'DE.
C'est juste-, et une nuce serait la plus jolie fêle,
Permettez , c'est à moi de fêter la famille. ( aux paysans.) Mes amis, courez chez tous nos parens et invitez-les à dîner.
JEAN -CLAUDE , bas.
Bites-donc, monsieur Thuzard, savez-vous que la famdle n'eu finit pas ! Ça va manger !..
MARCEL, gaiement.
Et je n'ai pas un sou.
GOBINET.
Que cela ne t'inquiète pas, mon ami, j'ai de l'argent loi de la succession ; je t avancerai tout ce que tu voudras.
JEAN-CLAUDE, à part.
C'est (ja . . mon argent. . • il n'est pas gêné.
MARCEL
En ce cas , mes amis , prévenez tout le monde, les tantes, cousines , petits-neveux , grands-pères , un dîner superbe. 3E\^-CLKVDE y ie poussant.
Vous n'y pensez pas.
MARCEL, //as.
C'est pour mieux les persuader , est-ce qu'on reconnaît
un parent qui ne paie pas à dîner.
h\K:FarUun, farilctte.
Dans!' village courez vite , Prévenir parens , ainis , Dites-leur que j' lo invite ,^ JÙ qu' pour eux l' couvert s' va
3' veux qu' mon r'iom soil une fête, Et (lu'oi» s'en donn' jiisqucs la i ••
Dil's li^nr qu'on daus'ia, Quu l'on clianl'ia , Qu' l'on niang'ra, Qu' l'on viil'ra Maint' feuillttte; Boira (jui voudra
Larirette ; Le cousin paiera
La rira.
Il frappe sur l'épaule ik Jean- Cl ai nie. JEAN-CLAUDE.
Ne dites ilonc pas de ces choses- là.
CHOEUn.
Amis on dans'ra ,
On rhant'ra ,
On III a n g' r a ,
On vid'ra
Maint' feuillette ; Boira tjui voudra
Larirette , Le cousin paiera
La rira.
Babet, François et les paysans sortent.