SCENE XL
GOBINET, MARCEL, JEANCLVUDE, TOI- NETTE.
JEAN-CLÂUD7.
Puisqu'on iraîfe toute la famille, que ça nous serve au nioins de repas de noce ... Si on invitait le notaire.
GOBINET.
Oui, d'autant plus que nous parlerons du [ arlage des biens.
JEAN-(LAUDE
Mon dieu ! ça ne presse point.
TOINETTE
Ça doit passer avant tout. ... \
MARCEL
Sans «Umie; il faut se débarrasser le plutôt possible des affaires d'intérêt.
JEAN-CLAUDE, à part.
Qu'esl-ce qu'il dit donc? ^
COBINET.
C'est très-facile J'ai fait deux paris égales que Jean- Claude a déjà approuvées.
MARCEL
Moi aussi, je prends la mienne les yeux fermés,
JEAN-CLAUDE, il part.
Pardine ! . . . Je crois bien .
GOBINET.
Jean Claude désire la ferme , alors si le jardin et l'argent comptant te conviennent.
IMais tout me convient . . Je prends l'argent , le jardin.,., tout. . . Je ne suis pas intéressé. . .
JEAN-CLAUDE
Mais les vingt-mille francs qui me reviennent en épousant ma cousine. . c'est que l'arlicle est positif.. . Je donne et lèojue vingt-mille francs à Toinette Gobinet , sous la condition qu'elle épousera son cousin. . . heim. . .
MARCEL
Son cousin ! eh bien I est-ce que je ne suis pas son cousia aussi , moi ?..
TOINETTE
C'est vrai , mon père , Marcel est mon cousin.
COBINET.
- Au fait, Marcel est son cousin , nous n'avions pas pensé à ^a . . .
JEAN-CLAUDE , à part.
Ah ! par exemple , si j'avais su !
MARCEL
Allons , allons , ne nous disputons pas , tout cela s'arran-» géra, {Il embrasscTuinette.) iS'esi-ce pas, petite cousine.
GOBINET.
11 e$l charmant. . . comme une douzaine Ac campagnes vous fornienl un jeune homme. Jo suis fàchc de n'avoir pas servi aussi , moi ! . . j'aurais fait un fier grenadier. Ah ! çà , je vais chez le notaire, rassembler les papiers.. . Toinettc , occupe-loi du dîner.
MARCEI.
Bravo , mon oncle.
GOBINET , à Marcel.
Adieu, mon ami. . . adieu, mon petit Gobinel. . . C'est aussi un Gobinet
( Gobinel sort d'un côté , Toinette rentre de Vautre. )