JULIETTE , SIR ARTHUR , BROUNN
( Sir Arthur et Brounn entrent par le fond ),
EROUIS'N.
Ainsi , milord, vous parlez.
SiR ARTHUR.
Oui , à l'instant mdnae.
BROUNN , à part.
Je respire.
JULIETTE
Ah ! c'est un milord ! C'esl égs\... je trouve à ce cavalier là une fort jolie tournure.
( E//e s'approche de In table , et s'amuse avec une plume à griffonner du papier blanc ).
SIR ARTHUR , à part.
Je vais prendre congé de cette étrangère 5 puisqu'elle le veut, je respecterai son secret, mais j'avoue que je renonce avec peine au projet de lui être utile.
JULIETTE, s'avançant vers lui.
Comme il a l'air bon et obligeant!
SIR ARTHUR , se retournant et appercevant Juliette. Quelle est celle petite fille ?
BROUNN.
"Vous ne la connaissez pas ?.. C'est la pupille de lord Sherbury, votre pèie.
JULIETTE , s' éloignant vivement.
Lord Slierbury !
SIR ARinuR.
Quoi ! c'est là miss Mclfort , dont on m'a tant parlé , et qui a quitté la cour presqu'au moment où j'y arrivais.
BRl^u^N.
Oui... cet cnfantsi intéressant , qui depuis...
S>R ARTHUR
Je sais... mais est-ce aussi sérieux qu'on l'a dit?
BROUNN.
Bien plus encore , et vous pouvez vous en assurer par you» même.
SIR ARTHUR , la regardant avec intérêt.
Pauvre petite!.. Je m'y intéresse plus que je ne puis te 1 exprimer j d'abord nous sommes parens, et je me rappelle ensuite que lord Mclfort, sou père, avant sa disgrâce, avait manifesté l'intetition de nous marier un jour , et d'éteindre par là quelques haines de famille .. pauvre Melfort!.. ( Apres un soupir). Allons, allons, il faut p^srlir... lu as envoyé à Birton toutes les provisions qui étaient ici?
BROCNN.
Oui , milord.
SIR ARTHUR
C'est bien... je retourne aupiès du Roi, que je dois attendre un peu après Korwick ; de là , nous irons tous à Binon. Apporie-nioi uiou manteau , el fais seller nîon cheval.
BRf.UNN.
Tout sera prêt dans l'instant. ( Il sort ).
SCÈiNE X.