‹ Le parrain; comdie en un acte et en proseChapitre 196 sur 228 · JULIETTE , SIR ARTHUR , BROUNN · texte numérisé non relu

JULIETTE , SIR ARTHUR , BROUNN

( Sir Arthur et Brounn entrent par le fond ),

EROUIS'N.

Ainsi , milord, vous parlez.

SiR ARTHUR.

Oui , à l'instant mdnae.

BROUNN , à part.

Je respire.

JULIETTE

Ah ! c'est un milord ! C'esl égs\... je trouve à ce cavalier là une fort jolie tournure.

( E//e s'approche de In table , et s'amuse avec une plume à griffonner du papier blanc ).

SIR ARTHUR , à part.

Je vais prendre congé de cette étrangère 5 puisqu'elle le veut, je respecterai son secret, mais j'avoue que je renonce avec peine au projet de lui être utile.

JULIETTE, s'avançant vers lui.

Comme il a l'air bon et obligeant!

SIR ARTHUR , se retournant et appercevant Juliette. Quelle est celle petite fille ?

BROUNN.

"Vous ne la connaissez pas ?.. C'est la pupille de lord Sherbury, votre pèie.

JULIETTE , s' éloignant vivement.

Lord Slierbury !

SIR ARinuR.

Quoi ! c'est là miss Mclfort , dont on m'a tant parlé , et qui a quitté la cour presqu'au moment où j'y arrivais.

BRl^u^N.

Oui... cet cnfantsi intéressant , qui depuis...

S>R ARTHUR

Je sais... mais est-ce aussi sérieux qu'on l'a dit?

BROUNN.

Bien plus encore , et vous pouvez vous en assurer par you» même.

SIR ARTHUR , la regardant avec intérêt.

Pauvre petite!.. Je m'y intéresse plus que je ne puis te 1 exprimer j d'abord nous sommes parens, et je me rappelle ensuite que lord Mclfort, sou père, avant sa disgrâce, avait manifesté l'intetition de nous marier un jour , et d'éteindre par là quelques haines de famille .. pauvre Melfort!.. ( Apres un soupir). Allons, allons, il faut p^srlir... lu as envoyé à Birton toutes les provisions qui étaient ici?

BROCNN.

Oui , milord.

SIR ARTHUR

C'est bien... je retourne aupiès du Roi, que je dois attendre un peu après Korwick ; de là , nous irons tous à Binon. Apporie-nioi uiou manteau , el fais seller nîon cheval.

BRf.UNN.

Tout sera prêt dans l'instant. ( Il sort ).

SCÈiNE X.

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