INTRODUCTION
Alloijs, meltons-nous à roiiviage, Allons, retlouLlons de courage, Et surtout travaillons gaîuient, Le travail s'abrège en chantant.
MASSOUD , en lui-même.
Dieux I qu'elle a d'attraits en j)artage; Comme elle e.^^t belle! et quel dommage. Au lieu d'être prince ou sultan, De porter le tablier blanc.
CHOEUR
Il faut contenter notre maître.
La Lampe. ^
MASSOTJD , regardant par la porte vitrée.
Si je pouvais la voir paraître!..
Ah ! quel boulieur pour sou amant.
CHOEUR, Ne perdons pas un seul instant.
ALADIN , chantant en travaillant.
J aime les tartelettes.
Mais savez-vous comment?
C'est vraiment Quand elle; sont bien faites ; Qui gn'y a du beurr' dedans.
Mes eufans, Dieux! quel air friand!
Vite achetez m'en.
Ne perdez pas d« temps, Ils sont tout chauds et tout bouillans. MASSOUD.
Tais- toi donc, Aladin, Depuis une heure il chante!
Dieux! quel ennuyeux refraiu!
Sa gaité m'impatiente.
' C'est pour te divertir.
MASSOUD.
Mais veux-tu bien finir.
CHOEUR
Allons, mettons-nous à l'ouvrage, etc.
ALADIN , reprenant.
J'aime les tartelettes, etc.
(^jéprès le chœur, tous les garçons pâtissiers rentrent dans l'intérieur de la maison j Aladin et Massoud restent seuls sur le théâtre ),
ALADIN
Quelle mine ! quelle odeur! Que c'est dur , à mon âge , de faire toute lu journée des petits patds et de ne manger que du pain sec !.. Dis donc, Massoud... mon frère... l'heure avance, noire maître va revenir... et ton ouvrage...
MASSOUD , sortant de sa rêverie.
Ah ! mon dieu , c'est vrai , celle lourle aux ananas , que je n'ai seulement pas commencée!
ALADIN , la lui montre.
Tiens , la voilà !
MASSOUD.
Comment !.. il serait vrai ! dieux ! Aladin , que tu es bon eufaut de travailler pour moi.
ALADIN
Il le faut bien , puisque tu es toute la journëe les bras croisés et à soupirer... enfin tu n'es pas reconnaissable... tu étais déjà premier garçon dans cette boutique, tu avais de« taleus dans ton état , tu avais de Fesprit.
MASSOUD.
Moi!
ALADIN
Oui , tu en as eu , pas beaucoup , mais enfin assez pour un bomme seul ; tandis que maintenant il faut que ce soit moi qui en aie pour deux , je ne peux pas y suffire.
MASSOCD.
Eh! bien , si tu veux que je te dise le fin mot , je suis amoureux.
ALADIN
Là ! je m'en doutais ! quelle bêtise ! au lieu de songer à notre établissement! Lui qui devrait être pâtissier pour notre compte, voilà qu'il devient amoureux pour le sien!.. Ce n'est plus ça., encore faut-il savoir si ça en vaut la peine... car si lu vas me donner une belle-sœur qui ne nous conviendra pas.
MASSOUD.
Apprends donc... que...
( On entend en dehors une marche pendant laquelle jiladin et Massoud continuent à parler).
ALADIN
C'est la fille du Sultan qui revient de la mosquée... et l'on avertit pour que personne ne paraisse aux fenêtres , ni dans la rue... Je vois fermer les portes de la boutique.
( // se retourne j apperçoit Massoud qui cntr' ouvre le rideau de la fenêtre et qui regarde ).
Eh I bien , qu'est-ce que tu fais donc là ?
MASSOI D.
Mon frère!., mon frère... c'est elle, dieux!., qu'elle est bien!.. iin,'igine-ioi que tous les jours je la vois ainsi... ah! mou dieu ! clic s'eloigue , elle disparait.
Ar.Au;N.
Et si les gardes t'avaieut vu , et qu'avec leurs flèches...
]>lASiOLD.
Qu'est-ce que cela me fait , pourvu que je la voie...
AI.AUJN.
Allons, voilà les bèt'ses qui continuent... comment , il serait possible? C'est de la belle Faruck-naz , la fille du Suliau de Cachemire, doui tu es auioureux! toi... dans tou étal!