‹ Le parrain; comdie en un acte et en proseChapitre 22 sur 228 · SCÈNE Xll · texte numérisé non relu

SCÈNE Xll

LE COMTE, M. DURAND, sortant de la chambre de

madame Godard , un bouquet ;\ la ni;tin.

M. DUllAND.

Je dis que quand une fois on est embourbé , tous les efïorts que l'on fait pour sortir d'un mauvais pas , ne font

que vous y enfoncer encore davantage!.. Ce Godard, qui s'avise de m'emprunter de l'argent, et madame de Saint- Ange : « Comment donc , c'est trop naturel! .. . C'est au » Parrain et à la maraine. .. cela nous regarde tous les » deux... n'est-ce pas , mon cher Durand?» Qu'elle parle pour elle, son mari est banquier.... Il est riche; mais, moi. . . malheureusement je ne pouvais pas objecter que je n'avais pas d'argent comptant, puisqu'un instant auparavant je lui avais touché un mot de ces trente mille francs, que je ne sais comment placer. ( Contrefaisant tcne voix de jhmrne. ) « Quel plus bel usage pouvez-vous faire de vos capitaux!...» Un joli placement, quatre mille francs à forids perdus. . . sur là tête du petit Godard, mon filleul. . . Je sais bien que cela me rentrera ; mais c'est toujours très- (iésagréable... et je n'ai pas été fâché de venir payer moimême , afin d'avoir le titre entre les mains. . . (Regardant autour de lui. ) Il me semble que ce doit être ce Monsieur... qui écrit... {Au comte.) Monsieur, n'êtesvous pas le porteur d'une lettre de change ?

LE COJITE.

De quatre mille francs. ... acceptée par M. Godard; la voici.

( Il remet la lettre de change à Unraud , qui la regarde et la met soif ncu.'reirent (]nns son portefcMiilte. )

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