THÉRÈSE, PIERRE
PIERRE , à part.
La v'ià... et elle est toute seule... par exemple , depuis que j'attends je n'pouvais pas choisir un meilleur moment. [Haut.) Madame Thérèse...
THERESE
Que me veux-tu ?
PIERRE, embarassé.
Ahl... je venais... je venais savoir pourquoi vous n'êtes pas
an bal sur la pelouse... tout le inonde y est... le village et le château... h propos de ça... diies donc tantôt... notre prétendu , quoiqu'il ait comme ça un petit air,., de rire... était-il déconcerlé , quand je l'avons surpris à vos genoux , et puis vous ne savez, pas... il paraît que c'est maintenant le tour de raamzelle Juliette.
THÉRÈSE
Comment!
PIERFE.
Oui , c'est elle à présent qui se moque de M. Alfred.
THÉRÈSE, avec Joie.
En vérité ?...
PIERRE
Faut qu'il soit simple comme il est , pour donner encore la-^ dedans... car elle vous le traite... comme on n'a jauiais traité quelqu'un.
THÉRÈSE s de Tnême.
J'enfends... elle lui a déclaré qu'elle ne l'aimait pas... qu'elle ne l'épouserait jaiuais.
PIEBRE.
Laissez donc!... il n'yaurail plus de frime... oli ! elle y met plus de finesse que ça... elle vous a un air enchanté... et puis des prévenances, des agaceries... enfin comme vous faisiez tanlôl...
THÉRÈSE
Ah 1 des prévenances...
PIERRE , riant.
Sans doute... Tenez , vous pouvez les voir d'ici... mademoiselle Juliette ne le quitte pas plus que son ombre... c'est toujours avec lui qu'elle danse... enfin, j'ai vu... vous allez rire... j'ai vu qu'elle se laissait bai»er la main... Eh bien, madame Thérèse , qu'est-ce que vous avez donc ?
THÉRÈSE
Rien... je ne sais... un mal de tête!,., mais je t'écoute... continue...
PIERRE
Oh ! dame, c'est amusant , pas vrai ?... le plus drôle... ça.
je parierais que c'est un semblant: 1(î plus drôle, c'est qu'ils ont parla de notaire , de niariaye... eii bien, madame Ti)érèse... ça vous reprend.'...
thi';rè>e.
Nnn , non... cela va mieux... mais qu'il ne soit plus question de M. de Cernay.
PIERRE
0;ii , vous avei raison... il faut en finir avec lui.
THtRÈSE.
Et pour cela, je compte sur toi... Tu lui remettras demain cette lettre...
PIERRE
J'entends... c'est encore quelque manip;ance y)Our l'achever... (Retournant la lettre. ) C'est dans cette lettre-là, n'est-ce pas que vous vous moquez de lui... et que vous lui dites que vous ne l'aimez pas... de sorte qu'après cela... tout sera bâclé.
THÉRÈSE
Oui, quand il l'aura lue... nous ne nous verrons plus.
PIERRE
J'vas la porter tout de suite.
THÉRÈSE
Non , garde-t-en bien... je \eux qu'il ne la reçoive que demain... demain, entends-tu? (à part.) A\i ans tout préparer et partons ce soir même... ( Haut. ) Adieu, Pierre... je te quitte... j'ai besoin d'être seule...
PIERRE
Comment, madameTFiérèse , vous vous retirez déjà...? (soU' riant. ) C'est qu'il y a bie?) long-temps qne j'ai quelque chose à vous dire... quelque chose que vous savez bien...
TREBÈSE.
A la bonne heure... mais pîiis lard...
PIKRRE.
Oui, madame Thérèse, plus tard... je l'aime mieux... et alors... je vous dirai... Vous m'y ferez penser... n'est-ce pas ■ madame Thérèse...
La Meunière: g
TAtBÈSE.
Adieu Pierre;.! adieu mon ami ! ( Elle sort -par la porte à droite. )