SCÈNE II
Les Mêmes, Le DARON De VILLIERS, entrouvrant la porte du fond.
LE BARON
Peut-on se présenter ?
JENNY, se mettant devant lui at cachant sa saur. On n'entre pas. Monsieur, on n'entre pas.
LE TiXROTf ^ avançant.
Vraiment , petite Sœur , moi , je force la consigne.
M. Dï KOSTANGES.
Et tu fais bien... car )e crois que celle toilette ne finira pas a aujourd'hui.
Vf VALET , qui suit le Baron.
Monsieur, on vous a dit que le Notaire e'tait là.
LE BARON
., A'* ïionne lieure ; mois il est furieusement pressé... moi J ai a parler à ma future, à mon beau-père; est-ce au'il ne peut pjs anendre ?
LE VALET
Si fait, Monsieur ; mais il dit comme ça que si vous en avez encore pour long-ienips , on le demande ici près pour un testament; c'est pour quelqu'un qui est pressé.
I LE BARON
Bien, bien, qu'il aille faire son testament, et qu'il nous revienne le plutôt possible... Nous ne serons pas fâchés d'avoir le temps de nous reconnaître.
( Le <valet sort. ) Air : Vaudeville de Partie earrée.
Sur ma foi, l'état de notaire Plu» 4iroii ne croit demande du talent , Au même instant, il leur faut faire Uii iiidiiage, mi testament!
Foi ce koudain de changer de visage,
Plus d'un notaire se trompant.
Doit qiieliiuefois pleurer au mariage, Et ri.reau testament.
Ait! ça , bonjour tout le monde... bonjour mon cher Ro,anjes, bonjour ma belle future, bonjour mu petite epfè,; ITV •^"«^^'«" gentille, mais tu vas nous laiLe un )elit instant causer d'aftaires. laisser un
JENIVY-.
Comment, vous me renvoyez ?
LE EAItON.
Non , ma chère «nfant ; mais |e le prie de l'en aller.
JENNY
Là , c'est bien agréable I... ne dirail-on pas que je suis une élranirère...
M, DE KOSTANGES.
Allons, allons , Jeiiny, tu as entendu... fais nous grâce de les conunenlaires.
JENNY
C'est ça... ils ont toujours dessecrpis; ])Ourquoi ne voulezvous pas que j'écoute... il faudra bien que je me marie à mon tour, et ce sera toujours ça de moins à apprendre.
M. DK ROSTAISGES.
Te marier? A-l-on jamais vu une petite fille de dix
ans^...
IFNNV.
Dix ans et demi. Monsieur, dix uns el âemil { y4 sa sœur) Esl-il drôle, mon papa... toutes les fois que je parle de mon établissement , il se fâche.
Air : p^auJci'iUe rie l'Homme vert.
Lorsque l'on est petite ûlle Personne hélas ! ne pense à vous ; Dès qu'on devient grande el gentille.
Les amuurea& arrivent tous :
En attendant ce jour prospère, Je puis Licii en |)arier , je croi...
Je n'y penserai plus, mon père , Quand ou y pensera pour moi.
( Rencontrant un regard séçcre de soti père.) Je m'envais , je m'en vais. (^Bas à sa sœur., en s'en allant-) Pauline, lu me le diras , n'est-ce pas?
( elle sort. )