ADOLPHE , LÉON
ADOLPHE , riant,.
Ouf! la voilà partie !... j'ai cru que je ne pourrais jamais rae^ tirer de mes petits mensonges I...
LÉON
C'est bien vous mon cher Adolphe ; vous qui étiez mon protecteur, et qui me défendiez toujours au lycée , dame, voilà au moins deux ans que vous avez quitté la pension et j'étais bien jeune; mais voyez-vous, les amitiés de collège... c'est sacré...
Air : Vaudci'Ule de la Chambre à coucher.
Quels que soient les rangs et les grades,
Kous obliger est la coiuniutie loi ,
Je compte sur mes camarades,
Comme ils peuvent compter sur moi.
De nos sermens , conservant la mémoire , Guidant celui qui ciiancelle en chemin , Toujours unis, marchons tous à la gloire, En nou:> donnant la main, {bis.)
ADOLPHE
Aussi, suis-je bienheureux de te lenconlrer, moi qui ne connais ici personne.
LÉON
En efTet , ce trouble, cet air d'embarras, pourquoi cacb.er voire nom et vous faire notaire ?
ADOLPHE
Tu le sauras mon cher Léon... tu es bien jeune sans doute pour recevoir une pareille confidence... mais tu as une raison, inie prudence au-dessus de ton âge... j'ai besoin de ton secours et je suis persuadé que tu ne me le refuseras pas.