SCENE III
moi de vous prévenir.... mais nn jour comme celui-ci on a tant d'embarras, mon bon. . . mon cher Durand, combien {lui prenant ia main) je suis heureux qu'une pareille cérémonie resserre encore les liaisons de voisinage et d'amitié qui nous unissaient déjà. . . .
M. dur.a:nd.
Mais comme c'est la première fois. . . . que nous nous parlons.
M. GODARD
C'est égal... . vous êtes de 1» famille.
M. DURAND
Mille fois trop de bontés; mais comme Je venais pour pour vous dire.. ..
M'Hc. PRUDENT.
J'espère que vous m'en i*emercierez. . .. C'est moi qui ai arrangé taut cela avec mademoiselle Babet. ... et jugez donc quel bonheur, quel avantage.... vous qui n'avez jamais eu d'^enfans, d'en trouver un qui ne vous coûte rien. . . . qui vous apportera un bouquet à votre fête. M"e. BENOIST.
Et un compliment au jour de l'an.
M. GODARD
Et les petites étrennes c'est charmant. Vous aurez
tous les avantages de la paternité, et vous n'en aurez point comme nous les soins, les soucis, les tracas. ... Aii ça, mon cher point de gCne , point de façons, tout est désormais commun entre nous. . . . Voilà comme je suis. ... et sur-tout, je vous en prie, point de foiic. . . . Pour la marraine vous ferez ce que vous voudrez. , . .
M. DURAND, mipati^^nté.
Mais , Monsieur. . . .
M. GODARD
Mais pour ma femme, rien. ... je tous en prie que les bonbcnsj les hagatelles d'usage.
M. DURAND
Mai? daignez m'ccouter, Monsieur, je vous déclare que je ne veux pas. . . .
M. GODARD
Et moi je le veux, ou sans cela nous nous fâcherons. . M. DURAND.
Mais encore une fois. ...
M. GODARD
C'est arrangé comme cela. . .. n'en parlons plus. . .
th vite, ma belle -mère, mesdames.... Voyez si l'on peut faire une visite à ma femme.. .. à madame Godard... {Elles sortent.) Oh! vous allez embrasser l'accouchée... et votre filleul donc... Madame Prudent, voyez si le
petit est présentable Ah! mon Dieu, et moiquioubliais...
Voilà la clef de Tarmoire pour prendre le pot de gelée de groseille que ma femme a demandé. . . . Pardon mon cher compère. . . . mais j'ai tant de choses dans la tète. Quant à voire commère je ne vous en parle pas, parce que je veux
TOUS surprendre.... La plus jolie marraine mais je
TOUS devais ça pour la bonté , la grâce. . . . avec laquelle TOUS avez daigné accepter. . . . Adieu , mon cher ami. . . mon cher compère. .. Je cours à ma toilette, {f embrassant.) Madame Prudent avait raison... notre parrain est un homme charmant.